Rouen, Couvent Saint-Jacques, O.P. (H)

Couvent appartenant à la province dominicaine de France, fondé en août 1269. Hérite en 1321 de livres légués par le cardinal Nicolas de Fréauville. On lui connaît quelques manuscrits. Ne pas confondre avec le monastère des moniales dominicaines de la même ville.

Certains manuscrits se trouvaient au couvent de la rue Saint-Honoré au début du XVIIIe siècle :

Cf. Quétif-Echard, t. 1, p. 154b-155a; ibid., p. 185a : "Apud nostros Parisienses ad S. Honorati insignis est codex manuscriptus membraceus fol. magnus cuius praecipua pars collectio est bullarum apostolicarum in favorem inquisitorum, opusculorum adversus Waldenses, Albigenses, etc. et de modo inquirendi adversus eosdem et in quo omnia quae de illis haereticis habet auctor noster [Stephanus de Borbone], referuntur totidem verbis. Hicque est titulus : 'Nota de libro fratris Stephani de Bellavilla accipiuntur ista'. Ille codex certo ante annum MCCC scriptus est et fuit alias conventus Rotomagensis."

Quelques volumes portant ex-libris de ce couvent ont été conservés : Cambrai, BM, 474 [445]; Paris, BnF, lat. 18126 (prov. Paris, St-Jacques, O.P.);  Paris, Mazarine, ms. 2015 (avec ex-libris) ; Rouen, BM, 1326 ; Rouen, BM, 1368 ; etc.

Le ms. Avranches, Bibl. mun., ms. 222, (Ethique à Nicomaque avec les Notules de Robert Grosseteste), semble également provenir des dominicains de Rouen. On y lit (f. 16v marg. sup., main du 14e s.) "Liber iste est de conventu Roth<omagensi> fratrum predicatorum". La notice de l'Aristoteles latinus (Codices I, p. 434) ne relève pas que le mot est abrégé. L.-J. Bataillon, "Note de lecture", Revue des sciences philosophiques et théologiques, vol. 92, 2008, p. 329-334 affirme qu'il s'agit du couvent de Rochester. Or le nom latin de cette ville est Roffa (Orbis latinus) et il ne semble pas qu'il y ait eu de couvent dominicain au Moyen-Age (K. W. Humphreys, The Friars’Library, London, 1990, CBMLC 1). Le ms., copié et décoré en France, est datable du 2e quart du 13e s. Au f. Bv (garde volante supérieure) on lit le début d'une marque de possession plus ancienne qui indique un usage scolaire dans le contexte d'un studium de religieux mendiants: "Iste liber est lector<is>... " Le manuscrit est ensuite passé entre les mains d'un certain Symon, bedeau de la faculté des décrets, puis acquis par Pierre Le Roy, abbé du Mont-Saint-Michel (1386-1410) le 17 janvier 1390  : "... abbas monasterii Montis Sancti Michaelis a magistro Symone, bedello facultatis decretorum anno MCCCXC, XVII die mensis ianuarii. R." (f. 1r marg. sup.). Il pourrait correspondre aux n° 173 ou plutôt 175 de l'inventaire de 1739 de cette abbaye.


 

 

 

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Comment citer cette page : Martin Morard & Hanno Wijsman, « Rouen, Couvent Saint-Jacques, O.P. (H) », dans , CNRS, Paris, IRHT, 2017 (Ædilis, Sites de programmes scientifiques, 4) [En ligne] http://www.libraria.fr/fr/BMF/possesseurs/rouen-couvent-op-h
Mis en ligne le 22/07/2013
Modifié le 29/09/2017