Inventaire — Charité (La), Notre-Dame, O. Cist. (H) - 6

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Datation
Date: 
1757, avant le 1er décembre.
Date post: 
1757
Date ante: 
1757

 

Charité (La), Notre-Dame, O. Cist. (H) - 6

Source : Original perdu. La copie de Roussel de Bréville et sa lettre ont été éditées par J. Gauthier, archiviste du Doubs, en 1881. L'éditeur ne donnait alors aucune indication de localisation ou de cote. Ce document n'a pas été retrouvé non plus.

Ed. : [Gauthier (Jules)], « Catalogue des manuscrits de l'abbaye cistercienne de La Charité au diocèse de Besançon », dans BEC, 42, 1881, p. 19-29; Turcan-V., La Charité, p. 54-61 (réimpr. avec quelques précisions). > plus de détails dans le répertoire BMF

 

1. Cette abbaye possède le Commentaire de saint Augustin sur les pseaumes, en trois volumes in-folio, manuscrit en beau parchemin dont l'écriture est fort belle; comme le lecture d'un tel livre est très utile à la vie solitaire, les anciens religieux de cette maison s'appliquèrent dans le XIIe siècle de l'Eglise à le transcrire et à en faire cette copie fidelle. On n'y voit point la datte de l'année.

2. Le Commentaire de saint Thomas d'Aquin[1] sur le Cantique des cantiques écrit sur du vélin faisant un volume in-folio; il porte ce titre,"Distinctiones magistri Thome super Cantica canticorum", parce qu'en ce temps-là ce saint docteur n'était pas encore canonisé. Les lettres initiales y sont ornées de fleurs d'or, qui expriment une belle variété. Vers la fin du XIIIe siècle, dom Renaud de Palma, religieux de cette maison, transcrivit ce livre, en ajoutant ces trois distiques à la fin:

Ad laudem Christi devotus scriba libellum

     Finit et exultans nobile claudit opus.

Alter hic ingenio sudavit, non ego tantum:

     Officio calami sit liber iste meus.

E[r]go rogo, lector, Renaut memor esse memento,

     Hanc sic pro merito redde benigne vicem.[2]

3. L'Histoire scholastique de Pierre Comestor, ou le Mangeur, natif de Troyes en Champagne, mort l'an 1198. Cet ouvrage latin, contenu en deux volumes in-folio, écrits sur vélin; l'auteur était chanoine régulier de Saint-Victor-les-Paris. On y voit son épître dédicatoire au cardinal Guillaume de Champagne, archevêque de Sens. La beauté de l'écriture fait penser qu'elle est du XIIe siècle.

4. Le livre des Décrétales du pape Grégoire IX, écrit de même sur parchemin; la plupart des lettres initiales étant en bel or, et chaque décret accompagné de gloses ou explications très diffuses, ce qui fait les pages de quatre colonnes en un volume in-folio. C'est une compilation de toutes les constitutions pontificales des prédécesseurs de Grégoire IX, avec les décrets des conciles, faite par les ordres de ce pape par saint Raimond de Pegnafort, l'an 1230. Cette collection est la plus autorisée et la plus universellement reçue, soit dans les tribunaux ecclésiastiques, soit dans les universités. Elle est divisée en cinq livres, dont le premier traite des prélats ou sièges ecclésiastiques; le second des jugemens civils; le troisième roule sur les affaires ecclésiastiques; le quatrième renferme les causes matrimoniales, et le cinquième les procédures criminelles. On ne voit pas en quel temps ce manuscrit latin a été fait.

5. [Steph. 6, Chifflet 3] Les Sermons du pape Honorius III, écrits en latin sur vélin, en un tome in-folio. Ce souverain pontife, ayant été élu l'an 1216, fit quelque temps après le don d'un volume de ses Sermons au monastère de Citeaux, en y mettant une lettre à la tête, au lieu de préface. Ces sermons sont au nombre de soixante-huit, sur tous les dimanches et fêtes principales de l'année, copiés par dom Etienne, religieux de cette maison au XIIIe siècle.

6. [Chifflet 5] Un volume d'opuscules sur parchemin, in-folio, contenant trente-six discours de saint Bernard, abbé de Clairvaux, sur divers sujets, et soixante du bienheureux Gueric, abbé d'Igny en Champagne, de l'ordre de Citeaux, décédé l'an 1157. Cet ouvrage est dédié à Henry, cardinal de la sainte Eglise romaine.[3]

7. L'excellent ouvrage des Sentences, dans un volume en vélin, divisé en quatre livres; les marges en sont ornées de belles figures, et une partie des lettres initiales sont en or, accompagné d'une variété de personnages et de figures très imités. C'est la première Somme théologique de Pierre Lombard, ainsi nommé parce qu'il étoit natif de Novarre en Lombardie, et qui mourut évêque de Paris en 1164. Le copiste de cet ouvrage est dom Renaut, religieux de cette abbaye, qui vivoit sur la fin du siècle suivant. Voici quatre vers qu'il mit sur la fin de ce manuscrit:

Haec tibi, summe Deus, tuus offert scripta Renaudus;

     Si placet oblatum, pius ejus solve reatum.

Qui servare libris pretiosis nescit honorem,

     Illius a manibus sit procul iste liber.[4]

8. L'Histoire ecclésiastique d'Eusèbe, évêque de Césarée en Palestine, mort l'an 338, ouvrage latin, divisé en dix livres, renfermé dans un volume en parchemin in-folio. Cette histoire est si excellente qu'elle a mérité à Eusèbe le titre de père de l'Histoire ecclésiastique. Le manuscrit est en lettres gothiques si grossières qu'on peut bien l'atribuer au XIVe siècle.[5]

9. Commentaire ou explication de l'Evangile de l'apôtre saint Jean, en vingt-un chapitres, écrit sur vélin; un volume in-quarto, en latin, mais sans aucun nom d'auteur.

10. Le Traité de l'éducation des princes et des princesses, très ancien manuscrit latin, en vélin, in-quarto, dédié à la reine Marguerite, épouse de saint Louis, roi de France, par Vincent, dit de Beauvais, religieux de l'ordre de saint Dominique, mort en 1264.[6]

11. Un manuscrit latin, grand in-folio, en beau vélin, qui est le Commentaire de Pierre Lombard, évêque de Paris, sur toutes les épitres de saint Paul, les lettres initiales de chaque épitre étant en or, avec des figures d'une grandeur et d'une délicatesse achevée. On trouve à la fin quelques opuscules de saint Isidore, évêque de Séville en Espagne au VIIe siècle, scavoir son Traité des sinonimes ou des soliloques, et celui des Combats de l'homme au sujet des vices et des vertus. L'écriture en est si nette et si bien formée qu'on peut l'attribuer au XIIe siècle. Ce livre nous fut donné par un M. de Besançon en 1375.[7]

12. Deux volumes in-folio, en vélin, contenant les Morales sur Job, par saint Grégoire le Grand, divisés en dix livres. [8]

13. Un autre volume in-folio en beau vélin, contenant les Homélies du même pape sur les évangiles des dimanches et des fêtes principales de l'année, au nombre de quarante. On lit à la fin: "Anno Domini M. CC. LXXXXVI idib. aprilis ita fuit instructum abbatie de Charitate."[9]

14. Un gros volume in-folio, en vélin, qui renferme les cent quarante-quatre épitres ou lettres du grand saint Augustin, acheté à Besançon en 1375 du sieur Pierre de Villette, noble citoyen.[10]

15. [Chifflet 6 ?] Quelques oeuvres, dans un volume en vélin, in-4°, du pape Innocent III, mort en 1216. Acheté à Besançon en 1374.

16. Le Décret de Gratien, sous ce titre: "Concordantia discordantium canonum", que ce grand homme publia en 1151. C'est un manuscrit en beau vélin, faisant un grand volume in-folio.[11]

17. [Chifflet 8] Un grand dictionnaire latin, qui est une explication des principaux mots de l'Ecriture sainte, des termes des sciences, etc., sous ce titre: "Elementarium doctrine rudimentalis." On y traite des figures des lettres, de leur diversité, de la voix, de la prononciation, des accens, de l'ordre des syllabes, des déclinaisons, des conjugaisons, de l'orthographe. C'est un très vieux manuscrit, en beau vélin, gros in-folio, sans nom d'auteur. On y lit seulement à la fin: "Liber Sancte Marie de Caritate", ce qui dénote qu'il a été transcrit par les anciens religieux de cette maison.[12]

18. Interprétation des termes les plus difficiles de l'Ecriture sainte, manuscrit latin en vélin, in-folio parvo, sans titre ni aucun nom d'auteur.

19. La Signification, ou exposition littérale, morale et allégorique des mots principaux de l'Ecriture sainte, manuscrit latin, en vélin, in-quarto magno; sans titre ni aucun nom d'auteur.

20. Un vieux manuscrit en vélin, faisant un volume in-quarto, sous ce titre: "Summa de vitiis capitalibus abreviata"[13], et ensuite: "Glosule super parabolas Salomonis". On lit seulement à la fin: "Liber Beate Marie de Caritate", sans nom d'auteur.

21. "Miscellanea", ou ancien manuscrit en vélin in-folio contenant le "Polihystor Julii Solini", qui est un recueil des choses les plus mémorables qu'on voit en divers pays, par Solin, grammairien latin au IIe siècle. L'Oraison de Cicéron "pro Marco Marcello", celle "pro Quinto Ligario", un autre "pro rege Dejotaro"; son livre "de senectute"; Oeuvres différentes de Sénèque: 1° sur les lettres qu'on a cru qu'il avait écrites à l'apôtre saint Paul et qu'il en avait reçues[14]; 2° "de remediis fortuitorum ad Callionem synonima et differentie artis rhetorice Ciceronis".[15]

22. Explication du livre de Daniel, un volume in-quarto, manuscrit en latin, de saint Jérôme.[16]

23. Explication de l'Evangile de saint Marc, de l'épitre de saint Jacques, de deux épitres de saint Pierre, de trois de saint Jean, et de celles [sic] de saint Jude; manuscrit très ancien en vélin, in-quarto, sans nom d'auteur[17].

24. Les épitres de saint Jérôme, au nombre de cent trente-cinq, avec six de ses sermons, le premier sur la Nativité de notre Sauveur, le second sur l'Epiphanie, le troisième sur le Carême, le quatrième sur la Passion de Notre-Seigneur, le cinquième sur le saint jour de Pâques et le sixième sur le psaume XVIIe. Le tout faisant un grand volume latin, en vélin. Manuscrit acheté à Besançon en 1375[18].

25. Quatre-ving-six Sermons de saint Bernard, abbé de Clairvaux, sur le Cantique des cantiques; manuscrit très ancien, en vélin, un volume in-folio.

26. Un manuscrit latin, en vélin, in-folio, qui est l'ouvrage des Origines ou Ethymologies, divisé en vingt livres, de saint Isidore, évêque de Séville en Espagne, mort en 636.[19]

27. Un très précieux manuscrit, en vélin, in-folio, qui est le Commentaire du vénérable Bède, bénédictin anglois, sur les épitres de saint Paul; si l'on excepte l'épitre aux Romains et les deux aux Corinthiens, toutes les autres y sont expliquées, ce qui fait un ouvrage d'autant plus rare, plus estimable et plus recherché qu'après celui-ci on ne le trouvera peut-être nulle part en France, car le Commentaire sur les épitres de saint Paul inséré parmi les ouvrages de ce grand homme n'est pas de lui, comme les plus habiles écrivains l'ont fait voir, mais de Florus, diacre de Lyon. Cependant, quant à l'objet présent, ce n'est pas un ouvrage travaillé avec beaucoup d'art et d'invention, car c'est une espèce de recueil de quantité de passages de saint Augustin qu'il a liés ensemble, quoiqu'il fût un des plus scavans hommes de son temps. Il mourut en 735.[20]

28. Le Commentaire de saint Augustin sur l'Evangile de saint Jean, manuscrit latin en vélin, in-folio.

29. Le Commentaire de saint Jérôme sur le prophète Isaye, un volume in-folio, en beau vélin, transcrit à l'abbaye de La Charité en 1370.[21]

30. [Chifflet 2] Le Commentaire sur les douze petits prophètes, un volume manuscrit en vélin, in-folio, "authore magistro Stephano archiepiscopo Cantuarie".[22]

31. [Chifflet 7] Un manuscrit en parchemin, in-quarto magno, contenant les explications difficiles des passages de l'Ancien et du Nouveau Testament, tirés des oeuvres de saint Grégoire le Grand par Paterius, disciple de ce saint pape, dans le VIe siècle. Son ouvrage finit au livre de l'Ecclésiastique, ainsi le second et le troisième tome nous manquent.[23]

32. Un manuscrit en vélin, grand in-quarto, contenant dix-sept homélies sur le livre de la Genèse, treize sur l'Exode et seize sur le Lévitique, par le grand Origène, mort en 255.[24]

33. La première partie de la seconde de la Somme théologique de saint Thomas d'Aquin; un volume in-quarto, manuscrit en beau vélin, acheté à Paris l'an 1462.

34. La troisième partie de la Somme du même saint, en beau vélin, mais très mal écrit.

35. Un manuscrit en beau vélin, in-quarto, intitulé: "De officio sacerdotis seu Summa casuum conscientie", composé par Albert Mandagasino, dit de Bresse, disciple de saint Thomas, et mort en odeur de sainteté l'an 1314. Cet ouvrage est très rare, n'ayant pas été imprimé.

36. Un manuscrit en vélin, in-folio parvo, qui contient des sermons sur les épitres et les évangiles des dimanches de l'année, par le vénérable Aymon, religieux de Savigny, ordre de Citeaux, mort en 1175, copié par dom Etienne au XIIIe siècle.[25]

37. Un volume in-quarto, manuscrit, en vélin, sous ce titre: "Capsa factorum et dictorum mirabilium Valerii Maximi". Cet ouvrage est curieux et bien écrit. On l'acheta à Paris en 1447.[26]

38. Un dictionnaire ethimologique des mots latins sous ce titre: "Derivationes magistri Hugonis de Pisa composita super septem artibus." Manuscrit en vélin, grand in-quarto.

39. Le traité de saint Ambroise sur le pseaume CXVIII avec les livres sur les Mistères et sur les Sacremens. Un manuscrit latin in folio, en vélin.[27]

40. Un manuscrit latin sur vélin, in-folio, contenant les cinq[28] livres de saint Augustin sur la très sainte Trinité, portant à la fin: "Liber Sancte Marie de Charitate", livre très vieux.

41. L'Exameron de saint Ambroise, qui est l'exposition des oeuvres des six jours de la Création, avec deux traités sur le Paradis et sur Caïn et Abel. Un manuscrit latin en vélin, in-folio.[29]

42. Les Commentaires de saint Jérôme sur les petits prophètes. Deux volumes manuscrits en vélin, in-folio. Copié à La Charité.

43. Questiones canonice Jacobi. C'est un manuscrit très mal formé, sur vélin, in-folio.[30]

44. Le Commentaire de saint Thomas sur le livre des Sentences. Manuscrit en vélin, in-folio, très mal écrit. Livre acheté à .....

45. Un manuscrit en vélin, in-folio, mais très mal écrit, ayant pour titre: "Questiones disputate de veritate a Sancto Thoma Aquinate". Acheté à Paris l'an 1461.

46. L'ouvrage de saint Augustin intitulé: "De verbis Domini." Ce sont des discours sur les principaux actes des apôtres saint Pierre, saint Paul, Jacques et Jean. Un volume manuscrit en vélin, grand in-quarto. Copié à La Charité.[31]

47. La seconde partie des Homélies d'Origène, contenant les homélies sur les livres de Josué, des Juges, des Rois, du Cantique des Cantiques, d'Isaye, de Jérémie et d'Ezéchiel. Un volume manuscrit en vélin, in-folio.

48. Les livres des Dialogues de saint Grégoire, pape; un volume manuscrit en vélin, in-quarto.

49. Les livres de saint Augustin "De doctrina christiana", "De spiritu et littera" et "De pastoribus". Un manuscrit en vélin in-quarto.[32]

50. Les Lettres de saint Bernard, deux manuscrits en vélin, in-quarto.

51. Un manuscrit en vélin, in-quarto, sous ce titre: "De quatuor voluntatibus in Christo", sans nom d'auteur.[33]

52. Un manuscrit en vélin, in-quarto, intitulé: "De virtutibus moralibus et animi presentia", sans nom d'auteur.

53. "Tractatus de variis conditionibus hominis", un manuscrit en vélin, in-quarto; "autore Joanne Genesio, doctore."[34]

54. "Vita sancti Gregorii pape, a Joanne diacono"; manuscrit sur vélin, gros in-octavo.

55. Un manuscrit latin, en vélin, in-quarto, contenant l'Histoire chronologique des choses les plus considérables arrivées depuis l'origine du monde jusqu'au XIIe siècle, par Othon, religieux de Morimond et évêque de Frisinghen; copié par dom Etienne au XIIIe siècle.[35]

56. Le Pastoral de saint Grégoire le Grand; manuscrit latin, en un volume sur vélin, in-octavo.

57. Un manuscrit latin en vélin, in-octavo, intitulé: "Liber sancti Augustini de sermone Domini in monte."

58. Le Commentaire de saint Jérôme sur le prophète Ezechiel, écrit sur vélin, in-quarto.[36]

59. Un beau manuscrit en vélin, in-octavo, qui est le traité: "De regimine principum", composé et dédié à Philippe le Bel, roi de France, par Gilles de Roma, religieux augustin, ensuite archevêque de Bourges, mort en 1316.[37]

60. "Varie questiones de Scriptura sacra autoritate Patrum elucidate"; manuscrit sur vélin, in-octavo, sans aucun nom d'auteur.

61. "Excerpta ex definitionibus summorum pontificum, conciliorum, etc., de fide et jure"; manuscrit en vélin, in-octavo, sans nom d'auteur.

62. "Liber de oculo morali", ce qui se rapporte au sens de l'Ecriture à l'attention et à l'intention; manuscrit en vélin, in-octavo; sans nom d'auteur[38].

63. Preuves de la venue du Messie, contre les Juifs, par Nicolas de Lyre, en 1334. Manuscrit latin, sur vélin, in-octavo.

64. "Liber sermonum de misteriis et festis totius anni"; un manuscrit sur vélin, in-octavo, sans nom d'auteur.

65. "Compendium Summe theologice sancti Thome Aquinatis". Manuscrit en vélin, in-octavo.

66. "Summa sive tractatus de vitiis et peccatis"; un manuscrit en vélin, in-octavo, sans nom d'auteur.

67. Les Livres de phisique d'Aristote; manuscrit latin en vélin, in-quarto.

68. "De arte rhetorica"; manuscrit en vélin, in-octavo.

69. "Opera Virgilii", manuscrit in-octavo, en vélin.

70. "Liber Dioscoridis de plantis et rebus medicis"; un manuscrit en vélin, in-octavo.[39]

71. Un manuscrit en beau vélin, in-folio, contenant les Conférences de saint Jean Cassien, mort à Marseille l'an 433. L'ouvrage porte ce titre: "Instituta sanctorum Patrum Eremi"; copié par dom Etienne, religieux de cette maison au XIIIe siècle[40].

72. [Steph. 9] La Vie des saints Barlaam et Josaphat, et le livre "De contemptu mundi" du pape Innocent III, transcrit par dom Etienne, religieux de cette maison au XIIIe siècle.

73. [Steph. 8, Chifflet 10] La Vie de saint Clément I, pape; manuscrit en vélin, in-quarto. Copié par le même religieux[41].

74. [Chifflet 12] "Miscellanea", ou un ancien manuscrit en vélin, grand in-folio, qui fait un mélange de diverses pièces, scavoir l'Histoire des Troyens, par Cornelius Nepos; l'Histoire des Lombards, partagée en six livres, par Paul, diacre d'Aquilée, qui avoit été au VIIIe siècle secrétaire de Didier, dernier roi de cette nation; la Vie et le martir de saint Thomas, archevêque de Cantorbéry; l'Histoire de la translation du corps de saint Etienne, premier martir; la Vie et les miracles de saint Léonard; la vie et les miracles du bienheureux Pierre, religieux et directeur du monastère de Jully; l'Origine de la monarchie françoise.[42]

 

écrivains de cette province

 

75. L'abbaye de La Charité possède encore un gros volume in-quarto, en manuscrit, sur parchemin, contenant quatre-vingt-six sermons de Jean Allegrin d'Abbeville, archevêque de Besançon, ensuite cardinal, mort en 1237. Ces sermons latins sont des discours sur la vie et la passion de Notre-Seigneur, sur les devoirs des prélats, sur les obligations des clercs, sur la vie religieuse, sur les fêtes de la sainte Vierge, sur la dédicace des églises, et sur quantité de sujets de morale qu'il traite avec autant de piété et d'onction que d'esprit et de solidité. On a joint à ces ouvrages le Commentaire sur le livre de l'Ecclésiastique fait par Hugues de Saint-Cher, ainsi dit du lieu de sa naissance en Dauphiné, religieux dominicain et cardinal, décédé à Orvieto en 1263, copié au XIIIe siècle par dom Etienne, religieux de La Charité.

76. [Chifflet 1] "Explanatio super 4 libros Regum", un volume in-folio, manuscrit, en vélin. C'est le Commentaire de dom Angélôme, religieux bénédictin dans l'abbaye de Luxeul, vers l'an 853. Cet ouvrage est fort allégorique et mystique. Il ne paroît pas avoir été jamais imprimé.[43]

 


[1] En fait, Thomas de Perseigne.

[2] = Roma Casanatense cod. 1077.

[3] = Gray BM 1.

[4] = London BL Yates Thompson 17 (olim 70).

[5] = Roma Casanatense cod. 1078.

[6] Liste de manuscrits par R. J. Schneider - J. B. Voorbij dans Vincent of Beauvais Newsletter 12 (1987) p. 9-11.

[7] = Gray BM 2.

[8] Les Moralia comptent 35 livres. A Cheminon, le tome IV se compose des livres 17 à 22; à Trois-Fontaines, les livres 6 à 10 et 30 à 35 font deux volumes. On peut ainsi reconstituter une collection en 6 tomes ainsi répartie : 1-5; 6-10; 11-16; 17-22; 23-29; 30-35. La Charité possédait encore au XVIIIe siècle les deux premiers volumes d'une telle collection.

[9] = Roma Casanatense cod. 1089.

[10] = London BL Add. 10943.

[11] H. Yates Thompson possédait un Décret de Gratien du XIIIe-XIVe s. (olim Yates Thomspson 88), acheté, comme le Yates Thompson 17 (olim 70), à Lord Ashburnham en 1897 (Ashburnham appendix 87) : cf. S. De Ricci, Les manuscrits de la collection Henry Yates Thompson dans Bulletin de la Société Française de reproduction des manuscrits à peintures 10 (1926) p. 42-72 (p. 62) et la notice de S. C. Cockerell dans A  descriptive catalogue of the second series of fifty manuscripts (nos 51 to 100) in the collection Yates Thompson, Cambridge 1902 n° 88 p. 269-272, qui juge l'écriture italienne et les peintures françaises, peut-être parisiennes; je n'ai pas vu ce manuscrit, qui provient peut-être de La Charité.

[12] = Roma Casanatense cod. 464.

[13] Sous ce titre cf. Bloomfield n° 4166 : # Primo videndum est quid sit peccatum secundo de nominibus : Roger Sheepshead ?, texte apparaissant sous les titres Summa vitiorum capitalium, Compilacio de vitiis, Liber de vitiis et virtutibus abbreviatus, Summa de septem vitiis capitalibus, Summa de viciis abbreviata. Des similitudes avec # Quoniam ut ait sapiens = Bloomfield n° 5059, ps. Thomas d'Aquin, Summa de septem viciis capitalibus. Cf. sous le même tire Bloomfield n° 4168, # Primo videndum est quid superbia et Bloomfield n° 5808 # Spina tibi prima... Dicit quidam sapiens. Omnis superbus intolerabilis...

[14] Dom Pinard commet une confusion due à l'intitulé du De moribus dans le manuscrit Casanatense 1090 : Incipit libellus annei senecde gratia nati continentissimi viri. qui paulo apostolo misit pistulas. et paulus ei.

[15] = Roma Casanatense cod. 1090. Le contenu et les intitulés de ce manuscrit correspondent exactement, à quelques détails près, à ceux du manuscrit Escorial Real Biblioteca Q. I. 11 (XIII in ?), qui, selon A. Bondéelle-Souchier (Bibliothèques de l'Ordre de Prémontré dans la France d'Ancien Régime I. Répertoire des abbayes, art. Belval, à paraître en 1999), provient de Bellevaux O. Cist. et non de Belval.

[16] = Roma Casanatense cod. 1093.

[17] Il doit s'agir des commentaires de Bède le Vénérable sur l'évangile de Marc et surtout sur les Epîtres catholiques; cf. manuscrit Vaticano, Urb. lat. 101 (XV), dont la première partie a un contenu semblable, excepté, à la fin, un commentaire de l'Apocalypse.

[18] Cette collection des 135 lettres et 6 homélies de Jérôme est transmise par un manuscrit de Bellevaux, Vaticano Vat. lat. 360 : je renvoie à l'analyse qu'en donne P. Lardet, CCSL 79, Turnhout 1982 p. 103*-104* (sur l'attribution du manuscrit à Bellevaux, cf. p. 106*; ce manuscrit porte un ex-libris de Bellevaux et les Nota caractéristiques de Bellevaux à cette époque). Le manuscrit Vaticano Vat. lat. 361 est, par son contenu, le jumeau du Vat. lat. 360 (cf. CCSL 79 p. 106*); il ne peut être attribué à La Charité, car il transmet plus d'opuscules que Pinard 24, et ne correspond pas, codicologiquement, à ce que nous savons des manuscrits de La Charité. A mon avis, il est sans doute originaire de Clairefontaine (ex-libris déchiffrable aux UV f. 181v; cf. infra, Notice du manuscrit Casanatense 463) : Clairefontaine, comme Bellevaux, était une fille de Morimond, géographiquement peu éloignée de La Charité. D'après le stemma de P. Lardet, les deux manuscrits descendaient d'un antigraphe identique : il s'agissait sans doute d'un manuscrit de leur abbaye mère, Morimond.

[19] = London BL Add. 15603.

[20] CPL 1360; analyse de la collection par A. Wilmart, La Collection de Bède le Vénérable sur l'Apôtre dans RB 38 (1926) p. 16-52 (p. 41-47). L'exemplaire de La Charité, dont A. Wilmart ne connaissait pas la description, était mutilé du début. Guillaume Pinard a manifestement lu la mise au point de Mabillon dans les Vetera Analecta 1, Paris 1675 p. 12-21, qui distinguait précisément l'oeuvre de Bède de celle que l'on avait imprimée sous son nom, attribuable à Florus de Lyon. Mabillon réfutait entre autres les thèses de P.-F. Chifflet (cf. à ce sujet A. Wilmart, La Collection... p. 23-24). Curieusement, Chifflet ne cite pas ce manuscrit dans sa liste. Il avait voulu démontrer que le commentaire édité sous le nom de Bède était bien de lui et non de Florus (cf. A. Wilmart, La Collection... p. 21-23) : ce manuscrit de La Charité, dont il ne pouvait ignorer l'existence, mais qui attribuait à Bède un texte différent, l'aurait-il gêné ?

[21] = Roma Casanatense cod. 1091.

[22] Etienne Langton : cf. Glorieux, Répertoire...  I, n° 104, o.

[23] Paterius avait divisé son ouvrage en trois parties, dont seule la première a subsisté : présentation du problème très claire dans R. Wasselinck, Les compilations des "Moralia in Job" du VIIe au XIIe siècle dans RThAM  29 (1962) p. 6-8 n. 6 en particulier.

[24] C'est la première partie des homélies sur le Pentateuque traduites par Rufin d'Aquilée. Dom Pinard décrit comme la seconde partie des homélies d'Origène le volume 47, sans considérer qu'il manque celles sur les Nombres (28) (celles sur le Deutéronome ne nous sont pas parvenues en latin).

[25] Aymon de Landecop, moine de Savigny, † 1173. Schneyer ne le mentionne pas. D'après le Dictionnaire des auteurs cisterciens cur. E. brouette - A. Dimier - E. Manning, Rochefort (Belgique) 1975 col. 71-72, il n'aurait écrit qu'une Expositio in Isaiam.

[26] Ce titre bizarre est sans doute dû à la mélecture de l'abréviation de Capitula : c'est exactement ce qu'un lecteur pressé pourrait lire au début de Besançon BM 1286, mais le reste de l'intitulé ne correspond pas exactement au titre de Dom Pinard : Capitula primi libri factorum et dictorum memoralium (sic) valerii maximi.  Ce manuscrit porte dans la marge sup. du premier feuillet une cote d'époque révolutionnaire (143) analogue à celles de La Charité (cf. par exemple pl. 8), mais cela ne prouve rien quant à la provenance du manuscrit.

[27] La conjonction De mysteriis - De sacramentis est très fréquente. D'après la liste d'O. Faller, CSEL 73 p. XVII, il semble que l'on ne trouve la même séquence (Ps. 118 etc.) que dans Wien ÖNB 671 (XII) de Baumgartenberg, avec à la fin le De paenitentia : Baumgartenberg appartient elle aussi à la filiation de Morimond. Mais cette conjonction de textes se retrouve exactement dans un manuscrit de Bellevaux qui est sans doute l'antécédent direct de celui de La Charité, Vaticano Vat. lat. 278 (XIIe s.).

[28] Normalement, 15 livres.

[29] Cela correspond au début du manuscrit Paris BNF lat. 11624, de Saint-Bénigne de Dijon (C. Schenkl, CSEL 32 p. XXXV); cf. aussi Bruxelles BR 1782-4 (VDG 951), qui semble sans rapport avec La Charité (ibid. p. XXXVIII).

[30] De nombreux juristes médiévaux ayant porté ce prénom (cf. Catholicisme t. 6, 1967, s. v. Jacques), il est difficile de proposer une identification.

[31] = London BL Add. 10942.

[32] = London BL Add. 10941.

[33] Hugues de Saint-Victor : cf. R. Goy, Die Überlieferung der Werke Hugos von St. Viktor. Ein Beitrag zur Kommunikationsgeschichte des Mittelalters, Stuttgart 1976 p. 172-177 (Monographien zur Geschichte des Mittelalters 14).

[34] Il s'agit du Rosarium de Iohannes Quaglia ou Genesius.

[35] = Roma Casanatense cod. 372.

[36] Il pourrait ne s'agir que du livre biblique accompagné du prologue hieronymien et de la glose ordinaire, comme dans le cas de Daniel et d'Isaïe (Pinard 22 et 29).

[37] = sans doute Roma Casanatense cod. 158.

[38] Cf. G. Schleusener-Eichholz, Naturwissenschaft und Allegorese : Der 'Tractatus de oculo morali' des Petrus von Limoges dans FMS 12 (1978) p. 258-309 : importante liste de manuscrits. Attribué par les manuscrits à Robert Grosseteste, Jean Peckham, Jean de Galles, Jean Duns Scot, Hugues de Saint-Victor, Thomas Bradwardine et Pierre de Limoges.

[39] = sans doute Roma Casanatense cod.  955.

[40] La formulation est bizarre : faut-il comprendre que le manuscrit contenait les Collationes et le De Institutis coenobiorum (CPL 513), comme le manuscrit de Cheminon (cf. Répertoire) ?

[41] Dom Pinard désigne ainsi les Recognitiones (cf. n. 240); pour tout savoir sur l'activité du copiste Etienne, il lui fallait ce manuscrit (aujourd'hui Strasbourg BNU 81), qui n'est pas cité par ailleurs dans le catalogue.

[42] =  Roma Casanatense cod. 463.

[43] = Roma Casanatense cod. 1380.

 


How to quote this page : Turcan, Anne-Marie, « Inventaire — Charité (La), Notre-Dame, O. Cist. (H) - 6 », dans Libraria, Éditions d’inventaires, Paris, IRHT, 2009 (Ædilis, Sites de programmes scientifiques, 4) [En ligne] http://www.libraria.fr/en/editions/inventaire-—-charite-la-notre-dame-o-cist-h-6