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Ce blog est exclusivement dédié au manuscrit médiéval, jusqu'à ses rapports avec les premiers incunables. Veille concernant les Livres d'heures français. This blog is exclusively dedicated to medieval manuscripts, up to and including their relationships with early printing
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I N C I P I T

12/02/15


Ce blog, dédié au maître Léopold Delisle (1826-1910), et à l'érudit François Duine, clericus dolensis (1870-1924) est exclusivement (ou presque !) consacré au manuscrit médiéval, jusqu'à ses rapports avec les premiers incunables. Toutes informations sur le sujet seront appréciées. N'hésitez pas à publier vos commentaires et à soumettre vos avis.
This blog is dedicated to the great manuscript scholar Léopold Delisle (1826-1910), and to François Duine, clericus dolensis (1870-1924), and (almost exclusively!) to medieval manuscripts, up to and including their relationships with early printing.
All contributions to this subject are welcomed, as well as any additional commentary or opinions.
Jean-Luc Deuffic
Contact : pecia29@orange.fr /// Site web // Academia.edu

[ Illustration : Cambrai BM, 620 . © Institut de recherche et d'histoire des textes - CNRS

L A   R E V U E  /  T H E    J O U R N A L
The New website of the journal PECIA : LE LIVRE ET L'ECRIT [link] - Edition : Brepols Publishers (Turnhout)
DERNIERS VOLUMES PARUS
Pecia. Le livre et l'écrit, 7 (2009) 2010 : Notes de bibliologie. Livres d’heures et manuscrits du Moyen Âge identifiés (XIVe-XVIe s.)
Pecia. Le livre et l'écrit, 13 (2010) 2011 : Du scriptorium à l'atelier. Copistes et enlumineurs dans la conception du livre manuscrit au Moyen Age
Pecia. Le livre et l'écrit, 14 (2011) 2012 : Texte, liturgie et mémoire dans l'Église du Moyen Âge
Pecia. Le livre et l'écrit, 15 (2012) 2014 : « Qu'il mecte ma povre ame en céleste lumière ». Les funérailles d’une reine: Anne de Bretagne (1514). Textes, images et manuscrits


VIENT DE PARAITRE
JEAN-LUC DEUFFIC
Inventaire des livres liturgiques de Bretagne. Livres d’heures, de piété, de dévotion et ouvrages associés antérieurs à 1790.
Manuscrits et imprimés (français, latin, breton)
ISBN 978-2-7466-6731-0.
CDROM. Fichiers pdf. Recherche par mot. Index des titres et des manuscrits. Index des noms de saints.
Environ 1600 pages – 1800 notices de livres et de manuscrits
PRESENTATION - RECENSION - COMMANDE >>>>>>>>>>>
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L’étude des objets manufacturés en archéologie médiévale et l'étude des manuscrits enluminés

08/02/15

L’étude des objets manufacturés en archéologie médiévale et l'étude des manuscrits enluminés
O estudo dos manuscritos iluminados e dos artefactos na Arqueologia da Idade Média

O objetivo deste workshop é comparar, por meio da análise de alguns casos específicos, os métodos científicos utilizados no estudo dos manuscritos iluminados (história da arte) e dos artefactos encontrados no âmbito da arqueologia medieval. Em ambas as áreas os contextos de criação e utilização dos objectos são fundamentais para a sua caracterização e compreensão. A partir de casos específicos tentar-se-á traçar semelhanças e diferenças nos métodos de análise que caracterizam as duas disciplinas históricas. Deste modo pretende-se compreender em que medida é possível adaptar e aplicar metodologias diversas de modo a obter um conhecimento mais profundo do objecto e do seu contexto.

Programa
9:45 Abertura
I Sessão- Artefactos em contexto arqueológico
Presidente da sessão: Catarina Tente (IEM-FCSH/UNL)
10:00 Conimbriga medieval: os contextos e os materiais Adriaan De Man (IEM-FCSH/NOVA)
10:30 As cerâmicas do Gharb al-Andalus e os seus contextos Grupo de Investigação sobre Cerâmica Islâmica do Gharb al-Andalus (CIGA)
11:00 Coffee-break 11:30 Objectos arqueológicos alto-medievais em contexto doméstico: o caso da Tapada das Guaritas (Castelo de Vide) Sara Prata (IEM-FCSH/NOVA; Universidade de Salamanca)
12:00 Estudos ceramológicos em Arqueologia Clássica: problemas e metodologias José Carlos Quaresma (CIDEHUS-UÉ ; UNIARQ-UL)
12:30 Debate
13:00 Pausa para almoço
II Sessão - Manuscritos iluminados e o seu contexto
Presidente da sessão: Maria Adelaide Miranda (IEM-FCSH/NOVA)
14:30 Frontiere come luoghi di partenza: brilho e cor da iluminura medieval portuguesa Maria João Melo (REQUIMTE-LAVQ-FCT/NOVA; IEM, IHA/FCSH/NOVA)
15:00 L’apport des méthodes quantitatives à l'histoire du livre médiéval et de sa décoration Chiara Ruzzier (Université Catholique de Louvain; LAMOP) 15:30 Coffee-break
16:00 Livres à lire, livres à voir. Mesurer le luxe dans les bibliothèques privées françaises et italiennes du XVe siècle: premiers résultats d’une prospection Anne Tournieroux (LAMOP)
16:30 Compreender a materialidade do manuscrito medieval no contexto de produção e uso Inês Correia (IEM-FCSH/NOVA; ANTT-DGLAB)
17:00 Entre a história da arte e arqueologia: o estudo das dinâmicas e dos métodos da circulação dos manuscritos jurídicos iluminados na Idade Média Maria Alessandra Bilotta (IEM-FCSH/NOVA; LAMOP)

Informações adicionais
Instituto de Estudos Medievais -
Faculdade de Ciências Sociais e Humanas da Universidade Nova de Lisboa
Av. de Berna, 26 C, 1069-061
iem.geral@fcsh.unl.pt | www.iem.fcsh.unl.pt

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Bernard Tanguy (1940-2015)

01/02/15


© Le Télégramme

Nous apprenons, avec beaucoup de tristesse, le décès de Bernard Tanguy, chercheur, historien et linguiste. Né à Laniscat (Côte-d'Armor), diplômé d'Etudes supérieures à la Sorbonne. Thèse de doctorat ès-lettres de 3e cycle : Recherches autour de la limite des noms gallo-romains en -ac en Haute-Bretagne.

Membre associé du CRBC (Centre de Recherche Bretonne et Celtique), président de la Société Archéologique du Finistère de 1999 à 2005.

Voir sa bibliographie sur Regesta Imperii

Ces derniers mois, cet érudit, salué à l'unanimité par ses pairs, a travaillé sur une hagiographie exhaustive des 700 saints bretons. Le manuscrit a été déposé chez Skol Vreiz avant son décès et devrait paraître en fin d'année. « Le 701e saint breton sera Bernard Tanguy », s'incline l'ancien patron du CRBC, Fañch Roudaut, qui salue l'homme serviable, abordable et à disposition de tous les chercheurs. « Et comme il était incontournable dans sa matière et beaucoup d'autres, il a beaucoup aidé » (Le Télégramme)

Les obsèques de Bernard Tanguy auront lieu le mercredi 4 février à 14 h 30 à l'église de Gouarec (Côtes-d'Armor).
Voir la note d'André-Yves Bourges sur Hagio-Historiographie médiévale.

Comme bien d'autres j'ai eu recours à l'érudition et aux connaissances de Bernard Tanguy, que ce soit en matière de toponymie ou sur des questions relatives aux saints bretons. C'est vers 1975 que je l'ai rencontré pour la première fois lorsque je travaillais à l'édition des "Documents nécrologiques de l'abbaye de Daoulas" (publiés dans les BSAF 1978/1979).
Amadou Hampaté Bâ  a popularisé une formule connue aujourd'hui universellement : " En Afrique, chaque fois qu'un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle ". Bernard n'était pas encore un vieillard mais c'est certainement une bibliothèque qui a disparu.
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Galeran le Breton, échanson et concierge du Palais sous cinq rois de France (1252-ca 1323)

25/01/15


Le Louvre de Charles V

Parmi les Bretons qui se sont révélés dans le Paris médiéval, Galeran le Breton prend une place toute particulière tant par la longévité de sa carrière que par son importance dans la diaspora bretonne de la capitale.

Les actes ci-dessous représentent quelques jalons de la vie de Galeran, qui sera développée dans une prochaine étude.

1285, janvier (1286 n. s.). Règlement de l’hôtel du roi Philippe et de la reine, ordonnance, Vincennes :
« Paneterie :
« ltem , Galeran des nappes qui fait le siege le roy prendra par jour une provende & six deniers pour son cheval pour foin , & pour heberger, pour robe trente sols par an, & sorge , & pour rester pour un cheval. ». E. Martène, Thesaurus novus anecdotorum, Tom. I, Paris, 1717, col. 1199.

1298, 12 juillet, Taverny. Au prévôt de Paris : assigner à Galeran, concierge du palais des places louées à des marchands. Paris, Archives Nationales de France, JJ 38, n° 14, inv. 113. 
Philippe le Bel (1285-1314) accorde à Galeran, son concierge, les places sises devant les nouveaux murs du Palais pour qu’il puisse les louer à des marchands, ce en compensation de plusieurs maisons qui avaient été réunies au Palais et sur lesquelles il percevait un cens annuel à cause de la conciergerie.

1299, après les Brandons (mars). Décret du chapitre de Notre-Dame de Paris portant consentement à la fondation de la chapelle Saint-Louis (+ 1297) par Galeran le Breton.


Saint Louis de Toulouse (Antonio Vivarini, 1450)

Témoignage de la fondation de la chapelle Saint-Louis à Notre-Dame de Paris : le missel (Paris, BnF, Latin 8884), missel à l'usage des Frères Prêcheurs, adapté à l'usage de cette chapelle 
(numérisé sur Gallica)

(f. 335v :) « Cest missel est de la chappelle saint Loys fondée en l'eglise de Paris que tient à present Jehan Beaujan. Fait le premier jour de fevrier MCCCCLXV » ; « Et fut fondee l'an mil CCC et deux par Galleran Le Breton eschançon du roy Philippe et concierge du palaix à Paris et Perrenelle sa femme et est de la communauté. Et en est a present chappellain maistre Pierre Alusson prebstre docteur en medicine. Fait l'an mil CCCCIIIxx et six. Dieu ait les ames des trespasses » « Ce mecel est de la chappelle [« fondee » ajouté] à laustel saint Louys de Marceillez en lesglise de Paris que tient a present messire Denis Chardon prestre qui lamblera pendu etc.» (335v) ; « Ce [mecel (?)] est de la chappelle fondee à l'austel saint Louys de Marceillez [...] en l'esglise de Paris que tient à present messire Denis Chardon [...] »

Calendrier f. 2v : Au 1er février : Obit de Galeran :



Au f. 5, fête de saint Germain : 31 juillet, en marge, obit de Petronille (= Pernelle de Pontoise), épouse de Galeran : Pernelle de Pontoise, femme de Galeran : 





Les Miracles de saint Spire (Exupère) font état de la guérison de Petronille : « La femme d’un nommé Gallereau (sic), concierge des sales du palais de Paris, paralytique depuis sept ans, fut guérie par le voeu qu’elle fit à Dieu & à S. Spire » (Les vies et miracles de st Spire (st Exupère) et st Leu (ou s. Loup), Jean-François Beaupied, Paris, 1735 ; édit. 1708, p. 34)

1306, vendredi après la fête de Notre Dame (9 septembre). Donation par Philippe, roi de France, à Galeran le Breton de 40 £ de rente annuelle sur le pressoir de Saint-Etienne des Grés, sur 22 arpents de vigne et sur 13 muids de vin sur les Mureaux proche Notre-Dame des Champs.

1312, mercredi avant Noël. Donation par Galeran le breton de 20 £ tournois de rente annuelle à prendre sur le Trésor royal le jour de l’Ascension.

1312 : Permission à Galeran le Breton, échanson du roi, pour le salut des âmes du roi, de ses aïeux et de feüe la reine Jeanne, d’acquérir jusqu’à 8 £ par. de rente, sans aucune justice, dans les censives, royales ou non, de Paris ou ailleurs, pour augmenter la dotation de la chapelle qu’il a fondé dans la cathédrale de Paris, avec amortissement pour le desservant de cette chapelle.

1317, janvier. Lettre de Philippe le Long (roi du 19 novembre 1316 au 3 janvier 1322) par laquelle il donne au chapelain de la chapellenie fondée par Galeran le Breton une maison ....

Fondation à la Sainte Chapelle :

1318, janvier (n. s.). A la prière de Galeran le Breton, concierge du palais royal de Paris et jadis échanson de Philippe le Bel (5 octobre 1285 au 29 novembre 1314) et de Louis le Hutin (29 novembre 1314 au 5 juin 1316), don (avec amortissement) au chapelain de la chapellenie (Saint-Michel et Saint-Louis, au côté droit de la nef) fondée par ledit Galeran dans la Sainte-Chapelle de Paris, de la maison sise au-dessous de la cuisine de bouche du roi, à l’intérieur de la clôture du palais, pour servir d’habitation audit chapelain.
1322 : Enquête menée pour l’annulation du mariage de Charles IV avec Blanche de Bourgogne, (AN L 682, n° 1 et 2). Les témoins 3 et 4, Galeran le Breton et Pernelle de Pontoise, sont âgés tous les deux de 70 ans, donc nés vers 1252.

1323, 7 janvier. Extrait du testament dans lequel Galeran le Breton et sa femme ont fondé 3 messes par semaine en la chapelle Saint-Louis, pour lesquels ils ont assigné à la dite chapelle 24 £ de rente annuelle et se sont réservés la collation et à défaut elle appartiendra au roi. 2 notaires dont le Breton Yves de la Cour (« Yvo de curia »), du diocèse de Saint-Pol-de-Léon ; Yves de Kerlouan (Yvo de Villalouan), alors desservant de la chapellenie. Présents : Yves de Bonneval, procureur du roi (voir notre étude à venir dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, avec Jean Kerhervé) ;  Girard, neveu de Galeran (Girardo nepote dni Galeranni) (Paris, AN,  L 535, n° 22)*. [* Les trois YVES sont des Léonards : peut-on supposer que Galeran est du "Pays de Léon" ?)]


Seing manuel du notaire Yves de la Cour

Philippe le Bel, roi du 5 octobre 1285 au 29 novembre 1314
Louis le Hutin, roi du 29 novembre 1314 au 5 juin 1316
Jean Ier « le Posthume », roi du 15 novembre 1316 au 19 novembre 1316
Philippe le Long, roi du 19 novembre 1316 au 3 janvier 1322
Charles IV « le Bel », roi du 3 janvier 1322 au 1er février 1328
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Enluminures en grisaille

19/01/15

La grisaille est une peinture ton sur ton, en camaïeu utilisant plusieurs niveaux de gris, du blanc au noir. Apparue dans les fresques de Giotto au début du XIVe siècle, cette technique s'applique à la peinture, à la miniature et au vitrail... (L'art de la grisaille d'après Pierre Cockshaw et Lieve Watteeuw)


Paris, BnF, Lat. 1183
Livre d'heures à l'usage de Paris 


Numérisé sur Gallica

Paris, Arsenal 5187
« Croniques compillées par Jehan Froissart, contenant les guerres et les occasions d'icelles qui durerent longuement entre le roy de France Phelipe et le roy Edouart d'Angleterre et plusieurs aultres leurs successeurs »


  Numérisé sur Gallica

Paris, Lat. 1171
Horae ad usum romanum


Numérisé sur Gallica

Lille, BM, 392, f. 2
Christine de Pizan, Espitre Othea




Vie de sainte Catherine
Paris, BnF, fr. 6449, f. 5 (Jean Miélot remettant son oeuvre à Philippe le Bon), vers 1457


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Les "Coutumes de Bretagne" des Toulbodou

18/01/15



On trouvera dans La très ancienne coutume de Bretagne de Marcel Planiol, la description de 26 manuscrits complets (XIV-XVe siècles) de la Coutume de Bretagne, auquel on peut ajouter trois autres présentés par P. Fournier, dans l’Histoire littéraire de la France, XXXVI, 1927, p. 577-584. Cf. Alain Raison du Cleuziou, « Un manuscrit inconnu de la Très ancienne Coutume de Bretagne et son premier possesseur François de Ploesquellec », dans Bulletins de la Société d’Émulation des Côtes-du-Nord, LV, 1923, p. 63-77.
Parmi les manuscrits de la Coutume il y aurait lieu de signaler les deux exemplaires ayant appartenu aux seigneurs de Toulbodou (d’or, semé de feuilles de houx de sinople), famille possessionée à Plougasnou (anc. diocèse de Tréguier) et à Guéméné (anc. diocèse de Vannes), qui tire son nom d’une seigneurie en Locmalo (Morbihan).
Sur le dernier feuillet du manuscrit Paris, BnF, Fr. 14398, on peut lire cette note :

« Cestes coustumes, constitutions, statuz, editz, establissementz et deffanses sont et appartiennent à Pierres de Toulbadou, à qui Dieu doint joye et lyesce. Amen. Et sont escriptes par Yves le Borngne ou moys de septembre l’an mil cccc cinquante quatre. Et pour ce tu autem miserere nostri. Deo gracias. Amen. – Cestes coustumes furent achatées de Mador Dilland, bideau et biblioteque de la universe cité de Nantes, par Jehan Robin, demorant à la Fousse dudit lieu, le sebmadi onzième jour de mars l’an mil iiijc seixante ouict ». Plus bas, « Gacien Robin » ; après la Coutume, « Cestes coustumes sont a Pierre de Toulbadou // A qui Dieu doint // Ce qu’il n’a point ! ».

Le manuscrit Paris, Arsenal, 2570 a, quant à lui, appartenu à Guillaume de Toulbodou. Au f. 1 : « Consuetudines Britanniœ per Guillielmum de Toulbadou » ; au f. 118v : « In mense junii anno doi millesimo quat. cento XXX° vii° », puis au f. 139v : « Pour servir à mon maistre le sieur de Querduel, seneschal de Guemenee ».

Guillaume de Toulbodou avait épousé Catherine de Kerampuil. Il recevra en 1494, « le manoir de Castel Govello pour toute prétention es successions du dit Pierre » de Kerampuil et de Marguerite de Renquier père et mère des dits Pierre second et de la dite Catherine » Revue Historique de l’Ouest, 1896, p. 100. Un des membres de la famille de Toulbodou, Jean, « lequel seigneur, par la singulière dévocion que celui (ci) disoit avoir de faire et édiffier une chapelle en l'honneur de Dieu et de Madame saintte Barbe, en ung lieu et place de la terre domaine dudit seigneur, sis en une montaigne nômée Rohau-maréh-bran, en la paroësse du Faouët », reste dévotement associé à la construction de cette très pittoresque chapelle, actée le 6 juillet 1489, suite au vœu qu’il fit après un terrible orage auquel il échappa « miraculeusement ».


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7 janvier 2015

07/01/15

Aujourd'hui : CONTRE l'intolérance et TOUS les TERRORISMES (intellectuel, politique, militaire) mais POUR l'homme ...

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Sur une branche peu connue des Coëtivy installée en Languedoc (XVe-XVIe s.)

10/12/14

Les précieuses recherches de Chassin du Guerny dans les archives du Gard m’ont permis de retrouver les traces d’une branche de l’influente famille bretonne de Coëtivy en Languedoc, plus précisément à Chusclan et Bagnols-sur-Cèze, dans le Païs de Saint-Esprit. L’origine de cette implantation tient évidemment à la notoriété du « cardinal d’Avignon », Alain de Coëtivy (1407-1474), « homme d'un grand génie, d'un esprit assuré et puissant ». Nous ne rentrerons pas ici dans les détails de sa biographie ni de ses nombreux bénéfices. Simplement, sa présence dans cette région, fit venir à sa suite toute une « familia » bretonne assez importante.


Alain de Coëtivy au Folgoët

Il semble bien qu’un des neveux du cardinal, nommé Paul de Coëtivy (+ avant 1477), attesté à Pont-Saint-Esprit, épousa une Piolenc (Jeanne), famille très ancienne du Languedoc.
De ce couple naquirent aux moins 5 enfants :
=> Olivier de Coëtivy
=> Catherine de Coëtivy épousa Pierre de Chaynet, un noble marchand de Bagnols
=> Alicette de Coëtivy, se maria à Georges Fages, seigneur de Gicon
=> Louise de Coëtivy épousa Antoine Destables, seigneur de Chusclan
=> Peregrin de Coëtivy, archidiacre d’Uzès (protonotaire apostolique, vicaire général d'Amanée d'Albret, cardinal diacre du titre de Saint-Nicolas in carcere Tulliano)
Nous retrouvons plus tard, en 1569, une Anne de Coëtivy « femme de feu Aymar Biordon » (Nîmes)

Ci-dessous les actes les plus significatifs des archives du Gard sur cette branche des Coëtivy :
=> 19 septembre 1477. Transaction entre les tuteur et curateur des enfants de feu noble Paul de Coetivy et Jean Bonet hôte de Pt-St Esprit. 2E 14, 38.

=> 30 avril 1486. Reconnaissance de dot pour noble Olivier de Coetivy, de Pt St-Esprit, par noble Alaycette, sa soeur, femme de noble Georges Fages, sgr de Jocon et Cadenet. - Autre par noble Pierre de Chaynet, bourgeois de Bagnols, mari de Catherine de Coetivy. 2E 14, 44.

=> 29 janvier 1492. Contrat de mariage de noble Pierre de Chaynet, bourgeois de Bagnols, et noble Catherine de Coetivy, fille de feu noble Paul de Coetivy, ht St-Esprit dotée par son frère Olivier de Coetivy. Acte du château de Chusclan. 2E 14, 44.

=> 27 octobre 1495. Testament de noble Antoine d'Estable, seigneur de Chusclan et autres lieux. légats à ses cousins nobles Pierre Cordier, licencié en lois et noble Louise Sardie son épouse - à noble Louise de Coetivy, son épouse. 2E 15, 32.

=> 10 juin 1505. Testament de noble Catherine de Coetivy femme de noble Pierre de Chaynet habitante de Bagnols, à sa fille Antoinette 50 florins sur les 100 florins qui lui sont dus par noble Olivier de Coetivy - A Mre Pelegrin de Coetivy son frère pronotaire au St Siege - à noble Aleycette sa soeur femme de noble Georges de Fages - héritires nobles Philippe, Jean et Pierre ses fils - Executeur : Antoine d'Estables sgr de Chusclan et Jean Portalis. 2E 15, 41.

=> 21 aout 1510. Testament de noble Pierre de Chaynet de Bagnols. à son fils Philippe prêtre - à son fils Pierre - à sa fille Antoinette - a noble Aloycette de Coetivy femme de noble Georges Fages, de Chusclan, et Louise de Coetivy dlle de Chusclan - héritier : autre fils Jean. 2E 15, 43.

=> 11 aout 1511. Testament de Pierre de Cheynet, marchand de la ville de Bagnols. legat à son fils noble Pierre - à autre fils noble Philippe, prêtre - à sa fille Antoinette 100 écus et deux robes comme fut assignée à feue noble Catherine de Coetivy sa mère - à révérend père en Dieu Pélegrin de Coetivy, protonotaire du st siege apostolique frère de ladite feue Catherine et aussi a noble Louise de Coetivy femme de noble Antoine des Estables, vivant sgr de Chusclan, et à Alasacie de Coetivy femme de noble Georges Fagès, soeurs de sa feue femme- héritier son fils noble Jean de Chaynet. 2E 14, 130 ; 2E 15, 88.

=> 17 aout 1535. Testament de demoiselle Louise de Coetivy, veuve de noble Antoine des Estables, sgr de Chusclan - légat à Mre Pierre de Chaynet son neveu prieur de St Agricol - a dlle Loyse de Chaynet, sa nièce, 10 livres - à Mr Jacques de Fages dr et avocat, sgr de Chusclan, son neveu - fait donation en l'église de Chusclan - héritière : dlle Alix de Coetivy, sa soeur veuve de noble Georges de Fages, sgr de Gicon - acte dans la chambre du château de Chusclan. 2E 14, 136 ; 2E 14, 130.

Nous reviendrons bien entendu par la suite sur plusieurs de ces personnages, notamment sur le protonotaire Peregrin de Coëtivy,


Le château de Gicon à Chusclan
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Les Heures de Guillaume le Barbier et d’Hélène Henry (+1502), du Pays d'Auge (Normandie)

09/12/14



La BIBLIOTECA DIGITAL HISPÁNICA présente une grande variété de Livres d’heures. Nous y avons ainsi relevé le manuscrit RES/161, issu des collections de la Bibliothèque nationale d’Espagne, ouvrage dont les premiers possesseurs ont pu être identifiés, et qui s'en sont servis comme livre de raison. Ainsi, les deux derniers folios sont occupés par des notices familiales concernant le couple Guillaume LE BARBIER x Hélène HENRY, dont nous avons essayé de transcrire quelques passages :
   
21 septembre 1488
Guill[aum]e le Barbier postullant en court laye natif et // demourant au Pontlevesque fut marié aud. lieu avec ... // Helaine fille de Mahieu Henry escuier sr du Brouillar (1) // demourant a Conches et nagueres viconte du lieu // le xxie jour de septembre jour saint Mathieu lan de grace // mil cccc iiiixx et huit.
11 octobre 1489
Katherine fille desd. Le Barbier et Helaine fut nee et // baptisé aud. lieu du Pontlevesque le unze eme jour doctobre // lan mil iiiic iiiixx et neuf et fut son parrain maistre // Guillaume de Bray pour lors lieutenant general du viconte d'Auge // et ses marraines les damoiselles de ... et ...
18 septembre 1491
Jehan filz et second enffans desd. mariez fut ne et // baptisé aud. lieu du Ponlevesque le xviii jour de septembre // mil iiiic iiiixx et unze tenu par dame Jehanne Despaigne // prieur de saint Yves ...... de saint // Melaigne et damoiselle Blanche de Haren? .... // de ... est. sr dud. lieu // Led. Jehan na vesqu que trois moys.
17 mars 1492
Helix (ou Helie) tres enffans desd. mariez fut ne et baptisé aud. lieu // le dimanche xviie jour de mars mil iiiic iiiixx et xii a huit heures [..?] // midi et ...
1er mai 1495

Jehan iiiie enffans desd. mariez fut ne et baptize aud. // lieu du poue... le vendredy premier jour de may mil iiiic // iiiixx et quinze a ... heures du matin ou environ // et sont ses parains Pierre de Saint ... escuier // avocat général pour le roy en la viconte d'Auge maistre jehan [le ?] // Goupil curé de Saint Melaigne et sa maraine // Jehanne femme de Michel Le Barbier oncle dud. Jehan.
avril 1499
Jehanne tierce fille desd. mariez fut nee et baptizée aud. // pontlevesque environ le mynuyt davril mil iiiic iiiixx dix neuf et fut son // parrain maistre Jehan du... curé de Jehan du Fossé escuier sieur de lad. fille.
1502 ° et + Guillaume iiiie filz.............................. desd. mariez fut né le mardi // des festes de Pasques xxixe jour de [mars ?] mil cinq cent et deux // ses parrains Guillaume et Michel le Barbier ses oncles et ses marraines ............... et led. Guillaume ..
13 avril 1502

Lad. Helene mere desdits enffans durant sa gesine dud. // Guillaume fut prise dune ... ...et autre malladie de ... et // deceda le mercredi xiii e jour davril ... aud. an mil [cinq] // cens deux plaize a Dieu aie son ame.

(1) Mathieu Henry, écuyer, sieur du Brouillard et de la Guéroulde, vicomte d'Ecouché et de Breteuil.

Patrick VNK (liste Noblesse Normande), que je remercie, m'a signalé l'article de (†) Pierre LESTOURMY sur la recherche de la Galissonière en 1666, élection de Pont-L'évêque, qui donne quelques éléments intéressants sur la famille LE BARBIER :
Contrat de mariage sous seing privé du 3 mai 1488, reconnu devant les tabellions d'Auge, pour le siège de Pont l'Evêque en 1489, entre Guillaume Le Barbier, esc. sr du Parcq, et Heleine Le Henry.
Contrat de mariage passé le 14 novembre 1535 et reconnu devant les tabellions royaux de la viconté d'Auge le 28 janvier 1536 entre Elye Le Barbier, esc. licencié aux lois, et damoiselle Marie Bigot.
Les BARBIER portaient d'argent, à trois mains gauches (= senestres) renversées de sable, 2 et 1, accompagnées d'une molette de sable posée en abime.
Supports : deux épées d'argent à poignées d'or. Cimier : une pique d'or pointée d'argent, traversant un coeur de gueules. Devise : Hoc, manus et virtus, calcar et ensis, habent 

 
f. 143. Saint Martin
Manuscrit numérisé en ligne
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Save the Biblioteca Laurenziana !

04/12/14

Ci-dessous, un message du Dr. Giovanna Murano :

Dear All,
As many of you already know, the Biblioteca Laurenziana of Florence is going to lose its status as well as its Director and most probably it will be directed by the Director of the Biblioteca Nazionale of Florence, as a consequence of the latest reform of the Italian Ministry for Cultural Heritage, Activities and Tourism which will become effective December 10, 2014.

In the last few weeks and days newspapers have echoed scholars’ criticisms and appeals against the new Reform, but Minister Franceschini is adamant, and is convinced he has made the right decision (see the enclosed articles by Prof. Tullio Gregory and the Minister’s reply).
Those of you who have experienced the tragic conditions of the Biblioteca Nazionale of Florence know that the Minister’s decision cannot be the right one.

In order to save the Biblioteca Laurenziana from its fate it is necessary to take action internationally.

It might be too late to appeal to the Ministry, but at least let’s make sure that everybody is aware of what has been perpetrated against the Biblioteca Laurenziana as well as other Italian State libraries, such as the Braidense in Milan, the Estense in Modena, the Palatina in Parma and the Vallicelliana in Rome).

Dr. Giovanna Murano
http://www.giovannamurano.it/

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Un nouveau libraire breton dans le Paris médiéval ? Jean Postic

01/12/14

La liste déjà imposante des libraires bretons ayant exercé à Paris au Moyen Âge pourrait encore s'allonger avec un nouveau candidat possible, le nommé Jean Postic.

Richard H. et Mary M. Rouse ont consacré dans leur monumental ouvrage Manuscripts and their makers (2000, t. II, p. 83) une notice à un certain Jean Postel, qui inclut notre Jean Postic, lequel pour ma part me semble être bien différent. La forme POSTIC est précisément donnée par Auguste Vallet de Viriville, en 1858, notant une dépense relevée dans le registre KK49 des Archives nationales, relative à une commande effectuée par Isabeau de Bavière :

(Fol. 40) A Jehan Postic libraire pour avoir et acheter les estoffes nécessaires pour unes Heures que ladite dame lui a ordonné faire le 13 janvier 1417 (n.s.) 6 escus valent 108 s. p.

En 1403, Philippe Le Hardi avait déjà acheté à Jehan Postit (sic) "un messel tout complet, à l'usaige de Paris", pour sa propre fille, Marie, l'épouse du comte Amédée VIII, laquelle partait alors pour la Savoie (35 écus d'or).
Prost, Archives, p. 345-346.

Le patronyme POSTIC est attesté anciennement en Bretagne, dès le milieu du XVIe siècle dans la région de PLOUGASNOU, dans l'actuel Finistère.


Isabeau de Bavière et Christine de Pisan

La recherche du patronyme POSTIC nous a conduit vers une curieuse piste. En effet, l'une des 24 maitresses de Philippe le Bon (1396-1467) se nommait Marguerite POSTIC (selon certaines sources, d'autres l'appellent Marguerite Van Poest, Post ou Prest ... Un recours aux archives pourrait certainement confirmer telle ou telle version) qui donna naissance à Philippe de Bourgogne, seigneur de Sommerdick (1464-1524), le "sulfureux" évêque d'Utrecht.
Werner Paravicini, ("Un tombeau en Flandre : Hervé de Mériadec" dans Francia, 34/1, 2007, p. 85-145) a étudié avec minutie le parcours de ce seigneur breton à la cour de Philippe le Bon. Curieusement, les MERIADEC étaient possessionnés à PLOUGASNOU, le berceau probable des POSTIC ....


Philippe le Bon
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Des Heures : témoins de la piété (ou de la richesse?) des bourgeois de Paris à la Renaissance

30/11/14



L'ouvrage d'Ernest Coyecque (1) nous a fourni quelques inventaires après-décès avec plusieurs mentions de Livre d'heures, certains "prisés" juqu'à 8 livres ...

1515, Andri Jouette, épicier et bourgeois de Paris :
Une Heures en parchemain, escriptes à la main, commansant au premier feullet, après le calendrier : In principio, et fainisant au penultime, garnie de deux fermouez d'argent doré" (C, p. 21)

1519, Nicolas Boudier, marchand et bourgeois de Paris :
Unes Heures, escriptes en parchemin, en lettre de forme, enlumynées et hystoriée, commencent au second feuillet d'après le kalendrier : lumine, et finissant au penultime : visa, reliés entre deux ays, couvertes de cuir rouges, garnyes de deux fermouers d'argent doré, à tringles d'or, esmaillées, à un Sainct Jehan et Saincte Katherine, à deux boutonneuses de perles, rivés sur deux tissus de velours carmoisy, avec une cjemisete de velour tenné, doublée de damas noir, VIII l. p. (C, p. 23)

1521, Jeanne Videron, veuve de Jean Boucher :
Unes Heures en parchemyn, reliées entre deux aiz, couvertes d'une chemysette de satin noir, doublé de satin tanné, garnys de deux fermouers d'argent doré, à tringles d'or, IIII l. p. (C, p. 20)

1522, Jacques Daniel de Cernay :
Une paire d'heures, en parchemin, dont les eages de feu monsr et de mademmoiselle sont dedens par escript, XXIIII s. p. (C, p. 50)

1522, Isabeau Mercier, veuve de Jean Hamelin, marchand et bourgeois de Paris :
Deux paires d'Heures, en parchemyn, lectre d'impression, historiés, à lectre d'or, dont l'une garnye d'une chemysette de camelot et l'autre couverte de velours noir, XLVIII s. p. (C, p. 55)

1525, Guillaume Poireau l'aîné, chandelier de suif et bourgeois de Paris :
Une peres de heures, en parchemyn, usaige de Paris, escriptes à la main, historiés et enlumynés, à lectre d'or ou d'azur, relyé entre deux ays, garnyes d'une chemise de camelot noir, bordées à l'entour d'or de Chipre, garnyes de clous et fermoyrs d'argent doré, à houpes d'or de Chipre et boutons à perles, IIII l. t.(C, p. 60)

Un cheval de selle vaut à peu près 20 livres en 1520 ; la livre de beurre, 1 sol ; un pourceau maigre, 2 livres.
Source de l'image : Quentin METSYS (Louvain, 1465/1466 - Anvers, 1530) Le prêteur et sa femme - 1514 - Musée du Louvre.
(1) Ernest Coyecque, Recueil d'actes notariés relatifs à l'histoire de Paris et de ses environs au XVIe siècle], t. I, 1498-1545, Paris, 1905
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A circulação dos códices jurídicos na Europa medieval mediterrânica

20/11/14

Le 24 novembre prochain la Faculté de Lettre de l'Université de Coimbra organise une leçon publique sur le thème : "A circulação dos códices jurídicos na Europa medieval mediterrânica : o exemplo dos manuscritos produzidos no sul de França" ( "La circulation des manuscrits juridiques dans l'Europe médiévale méditerranéenne : l'exemple des manuscrits produits dans le Midi de la France"). La leçon sera tenue par Mme Maria Alessandra Bilotta, chercheur à l'IEM (Institut d'Etudes Médiévales) de l'Universidade Nova de Lisboa. 
http://www.uc.pt/fluc/agenda/aula_aberta_maria_billota
24 novembro 2014 | 16h-18h | Anf. IV (5º Piso, FLUC)
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Jean du Chastel, évêque de Carcassonne († 1475) : à propos d'un psautier et de sa « familia » bretonne

17/11/14


La cathédrale Saint-Michel de Carcassonne sur les remparts de la ville en 1462 [Gallica]

Roseline CLAERR
et moi-même, préparant un ouvrage sur les bibliothèques des DU CHASTEL et des COETIVY dans le contexte de la culture livresque bretonne à la fin du Moyen Âge, je me permets de publier cette trouvaille toute récente sur un membre de la familia de l'évêque de Carcassonne, Jean du Chastel.

Fils d'Olivier du Chastel (x 2 février 1408) et de Jeanne de Ploeuc, frère de Tanguy (IV) du Chastel, protonotaire apostolique, archevêque de Vienne (nommé en 1446), administrateur de l'évêché de Nîmes (21 novembre 1453), abbé de Saint-Léonard de Ferrières (ancien diocèse de Poitiers) (1454), évêque de Carcassonne (juillet 1456), Jean du Chastel décède le 15 septembre 1475 dans sa maison prévôtale de Toulouse, et est inhumé le 26 septembre suivant, en la cathédrale Saint-Michel de Carcassonne.

Dans un article récent (1) nous avions relevé les déboires de Tanguy du Chastel et de son frère Jean au sujet des reliques de saint Pelade, et donné une liste des manuscrits possédés par l'évêque de Carcassonne, dispersés entre Glasgow, Copenhague, Paris, Holkham Hall et Coimbra au Portugal, liste au demeurant incomplète mais qui montre une certaine "atomisation" européenne de la bibliothèque du prélat :

Copenhague, Bibliothèque royale
¤ Thott 359. Tancrède de Bologne, Roffredo de Bénévent, etc. XIVe s.  
¤ Gl. Kgl. S 197. Jean André, etc.. XIIIe s.  
¤ Gl. Kgl. S 198. Jean André, Gencellinus de Cassaneis, etc.  XIVe s. 
Glasgow, Bibliothèque Universitaire
¤ General 1125. Terence. Petrarque. XVe s.  
¤ General 1189. Terence. XVe s.  
Holkham Hall
¤ coll. Leicester 215. Grégoire XI. Décrétales.
Paris, Bibliothèque nationale de France
¤ Fr.. 6261. Histoire de l'ancien et du nouveau Testament en provençal. XVe s.   
¤ Lat. 8926.  Innocent IV, Commentaire sur les Décrétales ; Guillaume de Mandagout, De electionibus. XIVe s.
Coimbra, Biblioteca Geral da Universidade
¤ Coimbra BU 721. Jean de Imola. Commentaire sur les Décretales. 
¤ Coimbra BU 722 et 723. Dominique de Sancto Geminiano, Commentaire sur les Décrétales.   
¤ Coimbra BU 724. François de Zabarellis. Lecture sur les Décrétales.  
¤ Coimbra BU 725. Jean de Imola. Commentaire sur les Clémentines. XVe s.

Généralement, les manuscrits portent une inscription contemporaine se terminant par

« ... a este de feu messire Jehan du Chastel euesque de Carcassonne. M. Bertaudi notaire ».


Ms. Coimbra 721. [Cliquer pour agrandir]

Poursuivant notre quête de manuscrits autour de l'évêque Jean du Chastel, un passage de la Chronique des évêques de Carcassonne (Chronicon episcoporum Carcassonis) de Gérard de Vic (1667) a retenu notre attention :

... uti legitur in libro Psalterii dato per Riochum Ledresnay canonicum proximae ecclesisae (Carcassensis) et vicarium generalem proximi episcopi ...

extrait traduit deux siècles plus tard par Alphonse Mahul dans son Cartulaire de Carcassonne (1867) :

Le 26 le corps de Jean Du Chatel fut enseveli dans la cathédrale de Carcassonne proche le grand autel comme on lit dans le Psaultier donné par Roch Ledresnay chanoine de la cathédrale et vicaire général du susdit évêque ...

Si ce psautier reste introuvable, le renseignement précieux donné par Gerard de Vic nous conduit vers une autre piste.  Dans notre dernier post nous avions fait allusion à la famille DU DRESNAY, une des plus importantes de Bretagne, au sujet d'un manuscrit de la Médiathèque des Ursulines de Quimper (ms. 1). Présentement, le psautier de Carcassonne provient d'un membre de cette famille (de la branche possessionnée à Carhaix, sans doute (2). L'auteur de la Chronique a bien relevé son nom : RIOCHUM LEDRESNAY. Bien évidemment, dans cette région de France saint ROCH reste très populaire ; c'est pourquoi A. Mahul l'a choisi au détriment de RIOC, un ermite breton, disciple de saint Guénolé, le fondateur de Landévennec (Finistère), certainement inconnu dans cette région du sud de la France (3)
Ainsi ce psautier dont l'existence est encore attesté en 1667 par Gerard de Vic, a été composé après 1475 puisqu'il inscrivait le décès de l'évêque Jean du Chastel.  Quant à notre RIOC DU DRESNAY il semble avoir quitté ce monde avant 1484, date à laquelle un parent, HECTOR DU DRESNAY (cacographié HECTOR LADRENAY dans le Nécrologe de Birot) fonda deux obits pour la dotation desquels il fit don au chapitre de Carcassonne de 12 tasses d'argent pesant 15 marcs. Un de ces obits (20 février) était justement pour RIOC DU DRESNAY, chanoine et vicaire général de Jean du Chastel.
On remarquera que HECTOR est un prénom récurrent dans la lignée des seigneurs du Dresnay depuis le XIVe siècle au moins.

(1) J.-L. Deuffic, "L'évêque et le soldat. Jean et Tanguy (IV) du Chastel, à propos des reliques de saint Pelade ... et de leurs manuscrits", dans Le pouvoir et la foi au Moyen Âge en Bretagne et dans l'Europe de l'Ouest (éd. Joëlle Quaghebeur, Sylvain Soleil). Mélanges in memoriam H. Guillotel, Rennes, PUR, 2010, p. 299-316. Sur les manuscrits de Tanguy du Chastel : Roseline Claerr, « Un couple de bibliophiles bretons du XVe siècle. Tanguy (IV) du Chastel et Jeanne Raguenel de Malestroit », dans Le Trémazan des Du Chastel. Du château fort à la ruine. Actes du colloque Brest, juin 2004, sous la direction scientifique d’Yves Coativy, Centre de Recherche Bretonne et Celtique (UBO/Brest) et Association Tremazan, Landunvez, 2006, p. 169-187.
(2) Dom Jehan du Dresnay était bailli de Cornouaille en 1476 ; Yves du Dresnay, chanoine de la cathédrale de Quimper de 1486 à 1497.
(3) La chapelle Saint-Rioc de Lanriec (Finistère) figurait au rôle des décimes en 1789 sous le nom de Saint-Roch ...


Miniature frontispice du ms. Coimbra 722, ayant appartenu à Jean du Chastel


Armoiries de Tanguy du Chastel et de Jeanne Raguenel de Malestroit sur un manuscrit de L'Histoire ancienne jusqu'à César : Rennes Métropole 2331  
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À propos d’un possesseur ancien du ms. 1 de la Médiathèque des Ursulines de Quimper

06/11/14


© Quimper, Médiathèque des Ursulines, ms 1, f. 259 / BVMM (IRHT)

Le Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France, dans son tome XXII de l’année 1893, consacré aux collections de Nantes, Quimper et Brest, décrit le premier ouvrage de la bibliothèque de Quimper comme étant un manuscrit italien du XVe siècle. D’une très belle écriture, ce recueil de lettres de saint Jérôme a malheureusement perdu nombre de folios.



La seule inscription autographe a été relevée par le catalogue : « Ancien possesseur au XVIIe siècle : M. du Gretz du Dresnay ». Cette lecture est bien entendu fautive et doit être ainsi restituée : « Au seigneur du K/roetz du Dresnay ». Effectivement le « K/ » (= K barré breton) peut se confondre parfois avec un « G ».


© Quimper, Médiathèque des Ursulines, ms 1, f. 1 / BVMM (IRHT)

L’imposante famille du Dresnay, « d’illustre et antienne noblesse », reste bien documentée par l’arrêt de 1668, lequel pourrait nous aider à identifier le membre de cette famille, possesseur du manuscrit de la Médiathèque des Ursulines de Quimper. Au XVIIe siècle plusieurs noms se dégagent :

« François du Dresnay, escuyer, sieur du Kerouetz (1) ... qui declare avoir depuis quelques annees (28 novembre 1664) espouzé dame Barbe de Coatlosquet, fille de deffunct messire Guillaume, cheff de nom et d’armes de Coatlosquet, ... qu’il est issu d’aultre François du Dresnay, d’un premier mariage (5 septembre 1636) avecq dame Marye de Penmarch, fille de deffunct hault et puissant messire René, barron de Penmarch, et de haulte et puissante dame Janne de Sanzay ».

Ce dernier François était fils de Pierre du Dresnaye et Claude de Rosmar.

C’est probablement dans ces trois noms qu’il faut chercher le possesseur de notre manuscrit. Malheureusement nous n’avons pour lors rien trouvé pour cette époque sur la bibliothèque des Dresnay. Il faut attendre la seconde moitié du XVIIIe siècle pour rencontrer l’ex-libris héraldique des Dresnay (d’argent à une croix anillée de sable, accompagnée de trois cocquilles de gueulles, deux en chef et une en pointe), entre autres celui de Louis-Marie-Ambroise, marquis du Dresnay, qui épousa, à Morlaix, le 10 septembre 1766, Marie-Josèphe-Anne de Coetlosquet, et de son frère puiné, vicomte du Dresnay. Ils étaient les enfants de Michel-Joseph-René, dit le comte du Dresnay, et d’Elisabeth-Françoise de Cornulier.





Le citoyen Cambry, dans son catalogue des objets échappés au vandalisme dans le Finistère, de l’an III, nous fait savoir

qu’ « une des collections les mieux choisies de Morlaix, est celle du ci-devant vicomte du Dresnay » (p. 180), mais précise « J'ai pris note de plus de cent des ouvrages intéressants qu'elle contient ; les cabinets qui les renferment sont exposés à la pluie ; il serait instant de les transporter dans un local plus sûr ... La nombreuse bibliothèque du Vte. Dudresnay est bien choisie, sans être celle d'un savant ou d'un homme de lettres ... La reliure, le choix des exemplaires et des éditions est à remarquer dans cette jolie bibliothèque, enrichie d'ailleurs des oeuvres de nos meilleurs poëtes, de l'encyclopédie, de romans et de bons dictionnaires. »

Plus loin, il ajoute être « informé par la voie publique qu'une infinité de livres et d'ouvrages précieux ont disparu des diverses bibliothèques, surtout de celle du ci-devant vicomte Du Dresnay (p.190).

Jacques Cambry, Catalogue des objets échappés au vandalisme dans le Finistère : dressé en l'an III (Nouv. éd.) / ; publ. par ordre de l'administration du département. Édité par Julien Trévédy, H. Caillière, Rennes, 1889 (numérisation Gallica).
Docteur G. Vialet, Bibliothèques des bibliophiles bretons anciens, paris, Saffroy, 1931.
Médiathèque des Ursulines de Quimper
BVMM (IRHT)
Dresnay (du) - Réformation de la noblesse (1668) Source : La noblesse de Bretagne devant la Chambre de la Réformation 1668-1671 - Comte de Rosmorduc, 1896, tome III, p. 270-279. Seigneurs de Kerouetz, de Penanru, de Keremarch, etc... http://www.tudchentil.org/spip.php?article776


© Quimper, Médiathèque des Ursulines, ms 1, f. 1 / BVMM (IRHT)

(1) On écrit également Kerroué



© Inventaire général, ADAGP


© Région Bretagne




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NANTES, Musée Dobrée, ms. 9 : les Heures de Charlotte de Miray

04/11/14


© Nantes, Musée Dobrée. BVMM (IRHT)

Parmi les beaux manuscrits du Musée Dobrée de Nantes figure un Livre d'heures du XVe siècle qui nous a laissé les marques d'un ancien possesseur, en l'occurrence les naissances de deux de ses enfants survenues en 1606 et 1610 :

Auiourduy dizehuitiesme de septambre // 1606 a neuf heure du matin est nay // Claude Dargier filz de Louis Dargier et // de Charlote de Miray ses pere et mere // et ses parins Madelon de Miray // grand oncle et Claude De Miray son // oncle et maresne Anne de Cheuvrier a // esté batizé ce mesme jour an leglize // de Vilantroys par messire Pierre Glenet // curé dudit Vilantroys.
Le lundy // huictiesme iour // de nouembre 1610 // a esté bas né // Charle Dargy // & à esté bap // tizé en leglise // de Villentrois & a pour // parrain Charles de Baillou // escuyer sieur des Coignées // & damoiselle Gabrielle de Miray // pour marresne // Lambinet abbé.

Le premier folio de notre Livre d'heures porte en effet cette note barrée :

Je suis a Charlotte // de Miray.



Le 14 juin 1605, Charlotte de Miray épousa Louis d'Argier, deuxième du nom, de la branche de la Ridelière (Histoire de Berry, Gaspard Thaumas de La Thaumassière, ‎Paris, 1689, p. 1132). Le couple eut trois enfants :
1) Claude, né le 18 septembre 1606, comme nous l'apprend ce manuscrit, fut marié le lundi 4 septembre 1628 à Marie de Martin. Il décéda le 26 mai 1662 à Villentrois.
2) Charles, né le 8 novembre 1610, écuyer seigneur de la Combaudière, épousa le 21 juillet 1637 Anne Françoise de Boutillon.
3) Christophe. Au f. 25v du manuscrit du Musée Dobrée on peut lire : Ce iourduy est nay. La suite, non complétée, devait certainement concerner ce Christophe.


© Nantes, Musée Dobrée. BVMM (IRHT)

La famille d'Argier portait d’argent, à trois tourteaux de gueules, deux en chef et un en pointe. Jean d'Argier a formé la branche de la Ridelière à Villentrois (Indre).

Nous avons utilisé la généalogie en ligne d'Evelyne Dubois sur Genenaet. De même voir le blog.
Description précise du manuscrit dans le catalogue du Musée Dobrée de l'abbé G. Durville.
Photos sur le site BVMM de l'IRHT.


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Signature d'Isabeau d'Ecosse

02/11/14

Isabelle Stuart ou Isabeau d'Écosse (1425 /1427 - 1494 à Vannes), fille de Jacques Ier d'Écosse et de Jeanne Beaufort, fut duchesse consort de Bretagne entre 1442 et 1450 par son mariage avec François Ier de Bretagne.





Source : Paris, BnF, Lat. 1369, f. 56. Heures d'Isabelle Stuart, duchesse de Bretagne.
Numérisé sur Gallica



Source : Isabelle Stuart présentée par saint François dans ses Heures : Paris, BnF, Nal 588.
Numérisé sur Gallica
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Heures de François Le Faivre ; Offices pour l'Invention de saint Sébastien de maître Adrien Martin, diacre de Saint-Paul de Paris

27/10/14

BINOCHE et GIQUELLO SVV
Mercredi 29 octobre à 14h15 à Paris
Hotel Drouot



Lot 254  : HEURES SELON L’USAGE DE ROME (PARIS, VERS 1520).
Parchemin. 158 f., 57 x 39 mm (38 x 28 mm). 19 longues lignes. Réglure encre rousse. Composition. Un bifeuillet papier; 158 ff. en parchemin (f. 1-3v : blancs à l’origine, portent des mentions d’appartenance ; f. 14v-15v, 76rv, 84v et 151v-158v : blancs)
f. 4-14 : Calendrier discontinu. f. 16-24 : évangiles. f. 24 : S’ensuit l’oraison de sainct Charlemaigne. Oratio. Domine Iesu Christe, pastor bone conserva iustos, parce peccatoribus, requiem dona cunctis defunctis fidelibus nunc et in hora mortis semper et ubicumque nobis esto propicius. Amen. Nota. Loraison charlemaigne se trouve couramment dans les livres d’heures parisiens imprimés dès les années 1490. f. 25-75v : Heures de la Vierge, selon l’usage de Rome. f. 77-80 : Heures de la Croix. f. 80v-84 : Heures du Saint-Esprit. f. 85-103 : Psaumes de la pénitence, avec litanies (f. 95v°-100). f. 103-139 : Ad vesperas mortuorum : Office des morts, selon l’usage de Rome. f. 139v-151 : Suffrages.
32 peintures : 14 miniatures en pleine page et 18 petites (15 x 15 mm).
Grandes peintures : 1) Saint Jean à Patmos (f. 16) : In illo tempore erat Verbum (Io 1,1). 2) Le Jardin des Oliviers (f. 22) : In illo tempore apprehendit Pilatus Iesum et flagellavit eum (Io, 19,1). 3) Adam et Ève tentés par le serpent à tête de femme au buste dévoilé (f. 24v). 4) L’Annonciation (f. 25). 5) La Nativité (f. 43). 6) L’Annonce aux bergers (f. 47). 7) L’Adoration des mages (f. 50v). 8) La Présentation au temple (f. 54). 9) La Fuite en Égypte (f. 57v). 10) Le Couronnement de la Vierge (f. 64). 11) La Crucifixion (f. 77). 12) La Pentecôte (f. 81). 13) David priant (f. 85). 14) Job, sur son fumier, est visité par sa femme et ses amis (f. 103v).
Provenance « Ce petit livre apartien à moi François Le Faivre, de Sen-Martin Le Beau [Saint-Martin-le-Beau, Indre-et-Loire] » (f. 1, XVIe s.). « Je pris ceus ou cel qui le trouveron de me remet avant les (mot effacé), je lui serai aubligé » (f. 2, XVIe s.). « Marchand, prêtre. — 1813 » (f. 3). « René // Saicher » (plats de la reliure, en lettres d’or). Georges Moreau (1934, n°13).

 
 
Lot n° 255  : OFFICES POUR L'INVENTION DE SAINT SÉBASTIEN. - OFFICE DES MORTS. - Seconde moitié du XVe siècle (Paris). Parchemin. 72 f., 305 x 205 mm (justification: 235 x 130/140). 21 longues lignes ou 7 portées par page. Réglure à l'encre brune.
Composition. Garde, I8 (f. 1-8), II8 (f. 9-16), III8 (f. 17-24), IV8 (f. 25-32), V8 (f. 33-40), VI8 (f. 41-48), VII8 (f. 49-56), VIII8 (f. 57-64), IX2 2 feuillets libres (f. 69-70), X3 (4-1) le premier feuillet du cahier a été coupé (f. 71-73).
f. 1-7v : Vêpres de l'Invention de saint Sébastien. f. 8-18: Messe de l'Invention de saint Sébastien, qui est célébré le 13 octobre (f. 7v). - Annotation marginale : «Evangelium sancti Rochi invenies in fine libri» (f. 9. début XVIe s.) ; f. 18-26v : Messe des défunts ; f. 26v°-53 : Office des morts, selon l'usage parisien ; f. 53v-67 : Prières de la «commandatio defunctorum» ; f. 67v-70v : Gloria suivi du Credo ; f. 71-73v (d'une autre main, début XVIe s.) : Dies irae ; f. 73v : Évangile selon Mathieu (cf. annotation marginale, f. 9).
Provenance.
Manuscrit exécuté à Paris à la fin du XVe.
Adrien Martin, diacre de l'église Saint-Paul de Paris : «1504 octobris 21, a magistro Adriano Martino, tum temporis diacono apud divum Paulum Parisiis» (f. 73v°).
Jean Geoffroy, conseiller du roi, à Épernay : parti au Ier d'argent à trois têtes de Maures de profil ; au 2e d'or à la croix de gueules (ex-libris gravé, écu dans un cartouche supporté par deux Maures). Et au-dessous : «Ex-libris Ioan. Geoffroy, Regi a conciliis. Sparnac.» (1).
Catalogue PDF

(1) Jean Geoffroy, seigneur des Essarts, seigneur de Vanteuil, Vandières, conseiller et secrétaire du roi en l'élection d'Epernay, bailli de Tours sur Marne, lieutenant d'Hautvillers, mort en 1731.
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