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Ce blog est exclusivement dédié au manuscrit médiéval, jusqu'à ses rapports avec les premiers incunables. Veille concernant les Livres d'heures français. This blog is exclusively dedicated to medieval manuscripts, up to and including their relationships with early printing
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I N C I P I T

14/04/15


Ce blog, dédié au maître Léopold Delisle (1826-1910), et à l'érudit François Duine, clericus dolensis (1870-1924) est exclusivement (ou presque !) consacré au manuscrit médiéval, jusqu'à ses rapports avec les premiers incunables. Toutes informations sur le sujet seront appréciées. N'hésitez pas à publier vos commentaires et à soumettre vos avis.
This blog is dedicated to the great manuscript scholar Léopold Delisle (1826-1910), and to François Duine, clericus dolensis (1870-1924), and (almost exclusively!) to medieval manuscripts, up to and including their relationships with early printing.
All contributions to this subject are welcomed, as well as any additional commentary or opinions.
Jean-Luc Deuffic
Contact : pecia29@orange.fr /// Site web // Academia.edu

[ Illustration : Cambrai BM, 620 . © Institut de recherche et d'histoire des textes - CNRS

L A   R E V U E  /  T H E    J O U R N A L
The New website of the journal PECIA : LE LIVRE ET L'ECRIT [link] - Edition : Brepols Publishers (Turnhout)
DERNIERS VOLUMES PARUS
Pecia. Le livre et l'écrit, 7 (2009) 2010 : Notes de bibliologie. Livres d’heures et manuscrits du Moyen Âge identifiés (XIVe-XVIe s.)
Pecia. Le livre et l'écrit, 13 (2010) 2011 : Du scriptorium à l'atelier. Copistes et enlumineurs dans la conception du livre manuscrit au Moyen Age
Pecia. Le livre et l'écrit, 14 (2011) 2012 : Texte, liturgie et mémoire dans l'Église du Moyen Âge
Pecia. Le livre et l'écrit, 15 (2012) 2014 : « Qu'il mecte ma povre ame en céleste lumière ». Les funérailles d’une reine: Anne de Bretagne (1514). Textes, images et manuscrits


VIENT DE PARAITRE
JEAN-LUC DEUFFIC
Inventaire des livres liturgiques de Bretagne. Livres d’heures, de piété, de dévotion et ouvrages associés antérieurs à 1790.
Manuscrits et imprimés (français, latin, breton)
ISBN 978-2-7466-6731-0.
CDROM. Fichiers pdf. Recherche par mot. Index des titres et des manuscrits. Index des noms de saints.
Environ 1600 pages – 1800 notices de livres et de manuscrits
PRESENTATION - RECENSION - COMMANDE >>>>>>>>>>>
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Les BOLSEC : des libraires bretons de Paris au début du XVIe s.

13/04/15

Parmi les libraires bretons ayant exercé à Paris au XVIe siècle, figurent Mathieu et Hervé Bolsec. Le premier, éditeur de plusieurs opuscules grecs en 1512, était installé rue Saint-Jean de Beauvais, à l'image de saint Yves. Au reste, sa marque est dédiée au saint trégorrois.

Le patronyme BOLSEC est essentiellement attesté dans la région de PLONEVEZ-DU-FAOU (Finistère)

Nous sommes mieux renseignés sur Hervé Bolsec. Ci-dessous les éléments biographiques relevés par Philippe Renouard aux Archives Nationales :

Libraire et relieur, 1516-1529, bourgeois de Paris; meurt avant le 20 avril 1531.

Est propriétaire avec sa femme Marie Bernard de la moitié d'une maison, à la Rose Rouge, rue Saint-Jean-de-Latran, qu'ils vendent le 27 septembre 1529. Il loue le 29 août 1522 au collège de Tréguier deux ouvroirs et en sous-loue un le 20 janvier 1528.
La même année, il fait partie de la confrérie de Saint-Jean l'Évangéliste, à Saint-André-des-Arts, qu'il a fondée avec Samson Nicolle et Toussaint Denis, libraires, Pierre Gaudoul en étant un des gouverneurs, pour la défense de leur métier.

1522, 29 août. —Bail viager, à la vie des deux époux, par le collège de Tréguier, à Hervé Boisés (sic), libraire et bourgeois de Paris, marié à Marie Bénard, de deux étables contiguës, « une vifz entre deulz », dépendant du collège, sise rue Saint-Jean-de Latran, dites la Grande et la Petite étable, mesurant trente-quatre pieds de long, que les preneurs convertiront en deux ouvroirs ; loyer annuel : 6 l. t. (COYECQUE, t. I, n° 313).

1528, 20 janvier. — Bail, pour un an, par Hervé Boulleset, libraire, bourgeois de Paris, à Thomas Le Fèvre, même qualités, d'un ouvroir avec sallette contiguë, actuellement occupés par Nicolas Hary, le tout sur la rue Saint-Jean-de-Latran, moyennant 12 l. t. (COYECQUE, t. I, n° 858).

1528, 20 et 27 avril. — Contestation au sujet de l'entretien et du service de la confrérie de Saint-Jean-1'Évangéliste entre d'une part Nicolas Le Savetier libraire et imprimeur et d'autre part Pierre Gaudoul, libraire, Samson Nicole, Toussaint Denis et Hervé Bolsec, libraire et relieur de livres, demeurant à Paris, depuis douze ans. (Cf. t. IV, art. BLANCHET (Jacques) et COYECQUE, t. I, n° 892).

1529, 26 septembre. — Vente par Hervé Bolsec, libraire, et Marie Bernard, sa femme, à Gamyn Abalin (1), laboureur, de leurs droits sur la maison de la Rose-Rouge, rue Saint-Jean-de-Latran; corps d'hôtel, cour, cave, cuisine (Arch. nat., S 1651, f° 10, 2e série).

1530 (n. st.), 4 avril. — Échange entre Jean Lalyseau, libraire, et Gamyn Abalin, laboureur, de la moitié indivise de deux maisons, la Licorne, rue de la Boudroirie, et l'image Sainte-Barbe, rue de la Boucherie, contre la maison de la Rose-Rouge, rue Saint-Jean-de-Latran et une soulte de 10 l. t. (Arch. nat., S 1651, P 24, 2e série).

1531, 20 avril. — Nouvel acte relatif à cette maison entre Jean Lalyseau d'une part et Gamyn Abalin et Marie Bernard, veuve d'Hervé Bolsecq [libraire] de l'autre. (Arch. nat., S 1651, P 64 v°).

1542, 13 janvier. — Quittance par Thibaulde de « Neuf», veuve de Didier..., et, en première noces, de Hémon Mascot, rue des Carmes, et par Regnault Brucel et sa femme, Marie Mascot, tous bourgeois de Paris, à François Lalizeau, clerc au greffe de la chambre des comptes de Paris, de 105 l. 10 s. 10 d.t., dont 1°) 96 l. t. pour le rachat d'une rente de 8 l. t. constituée, le 16 décembre 1522, par feu Hervé Bolsec et Marie, sa femme, sur la moitié d'une maison sise au clos Bruneau, à l'enseigne de la Rose [rouge], qui appartenait aux constituants et qui appartient présentement à François Lalizeau et aux cohéritiers de Jean Lalizeau; 2°) 10 s. 10 d. t. pour arrérages, à compter de Noël; 3°) 9 l. t. pour remboursement de frais (Arch. nat., Min. centr., XXI, fol. IIIe VII et COYECQUE, t. I, n° 2182).

SOURCES = RENOUARD, Documents, p. 17, 147, 295; RENOUARD, Répertoire, p. 141; COYECQUE, t. I, nos 313, 858, 892 et 2182; HELWIG, Handbuch der Einbandkunde, t. II, p. 98; G. D. HOBSON, « Parisian binding 1500-1525 », dans The Library, 4e série, t. 11, 1931, p. 433. Philippe Renouard, Imprimeurs et libraires parisiens du XVIe s., Service des travaux historiques de la Ville de Paris, 1991, p. 259.

(1) Un patronyme bien breton ...

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Le Livre d’heures de Pierre Gascoing, grénetier au grenier à sel de Nevers (ou ce qu'il en reste ...)

18/03/15



Dans un dernier post nous faisions état de la découverte sur ebay de deux feuillets d'un Livre d'heures d'origine vosgienne. Aujourd'hui, dans la même veine, venant d'Italie, ce sont quelques cahiers d'un Livre d'heures du XVe s. de la région de Nevers retenus dans une reliure Renaissance, semble-t-il. En fait, c'est toute la partie "Livre de raison" qui a été conservée, c'est-à-dire des annotations de baptêmes, de décès ou de mariages. Nous avons réussi, sans trop de difficulté il est vrai, grâce aux travaux généalogiques de Claude Dietenbeck, à identifier la famille propriétaire de ce manuscrit, en l'occurrence, celle des GASCOING, une importante famille nivernaise, qui portaient pour armes : D'argent, à trois grappes de raisin d'azur parfois tigées et feuillées de sinople.

En tenant compte des différentes notices manuscrites, c'est à Pierre Gascoing (ou à son père Etienne) que dut appartenir ce livre de prières. En effet, c'est la plus ancienne mention relevée :

Le vendredy huictiesme jour de decembre mil Vc cinquante neuf sur les deux heures aprez midy dud. jour est nay Pierre Gascoing fils de Estienne Gascoing et de dame Anne Despres lequel a este baptisé sur les quatre heures du soir lesd. jour par Me Francoys Maillard ? curé de St Martin ...

Pierre Gascoing était le fils d'Etienne Gascoing, seigneur de la Belouse (ca1517 +1568/1567), écuyer, marchand à Nevers, et de (x 13.1.1542) Anne Després (ca1521), fille de Pierre et de Madeleine Perron.
En 1603, Pierre Gascoing, grénetier du grenier à sel de Nevers, et Guillemette de Lucenay, sa femme, s'engagérent « à faire construire une voûte (caveau) et à clore l'autel de Saint-Michel, sis dans l'enclos et du côté du chœur de l'église de Saint-Martin de Nevers pour eux, leurs enfants et leurs descendants ». De même, pour la chapelle Saint-Sébastien, ils « demandaient permission de parer et d'embellir l'autel d'ornements, d'une épitaphe avec leurs armoiries et d'une clôture de bois fermant à clef » (1).



Par la suite, Pierre Gascoing a relevé toutes les naissances de ses enfants : Anthoinette, Anne (21 février 1585), Guillaume (1586), Jacquette (1589), Françoise (1592), Jean ? (1594), Estienne (1600), le décès d'Anne ...

Après la mort de Pierre Gascoing, qui dut survenir peu avant 1612, le Livre d'heures passa par les mains d'un de ses fils, Etienne (marié en 1626 à Huguette Bougne), qui le transmis à son fils Guillaume (1629-1713, marié à Marie Quartier) qui lui-même le transmis à son fils François (1659-1705), lequel épousa, le 24 février 1688 à Saint-Jean de Nevers, Jacquette Gascoing (1666-1721), fille de Gilbert et de Françoise Pinet.

C'est ainsi que nous trouvons sur plusieurs feuillets les naissances et décès des enfants de ce dernier couple, que nous avons, pour certains, comparés aux registres paroissiaux de Nevers (RP) :

Le quatre octobre 1689 est nay Jean Gascoing a huict heures du matain at esté baptisé le lendemain par monsieur Bernard curé de St Jean son parrin Monsieur Jean Pinet chanoine de St Sire et neveu .. oncle maternelle) et sa marraine dame Janne Gascoing baronne de Giry sa grand tante paternelle et est mort le 13 me may 1691 et enterré a St Arigle 

Le 31 aoust 1690 est nay Fransois Estienne Gascoing et a esté baptisé le mesme jour par Monsieur Bernard curé de St Jean son parrin Fransois Gascoing son oncle maternelle et sa marraine Damme Marie Gascoing dame de Meurreaus sa tante maternelle et est mort le ... septembre de la mesme année et il est enterré a St Arigle Gascoing De Villecourt.

Le 13 me septembre 1691 a sept heures du matin est nay Hugete Gascoing et at esté baptisée le mesme jour par mon. bernard curé de St Jean a nevers son parrin Fransois Gascoing son cousin maternel et sa marraine Fransoise Gascoing sa grande tante paternelle elle est morte le 29e avril 1695 et est enterrée a St Jean

(RP) Le 14 esme septembre dud. an a esté baptisée Huguette fille de noble Guillaume (barré) Gascoing sr de Villecourt escuyer ... et de damoiselle Jacquette Gascoing le parrain noble Francois Gascoing la marraine damoiselle Francoise Gascoing

Le 29 avril audit an (1695) est décédée Huguette Gascoing fille de noble Gascoing sr de Villecourt escuyer ... dans la ... du Roy et de damoiselle Iaquette Gascoing Le lendemain a esté inhumée dans leglise de St Arigle

Le 23e septembre 1692 entre cinq et sis heures du matin est nay Gilibert Gascoing et at esté baptisé le mesme jour par monsieur Bernard curé de St Jean a Nevers son parrin Gillebert Gascoing et sa marraine Anne Gascoing son oncle et sa tante maternelle. Gascoing De Villecourt (RP)

(RP) Le 22eme jour audit an a esté baptisé Gilbert fils de noble François Gascoing escuier sr de Villecourt .... du roy et de damoiselle Jacquette Gascoing le parrain honeste fils Gilbert Gascoing ... la marraine damoiselle Anne Gascoing



Le 5e novembre 1693 entre onze heure et midy est naye Claude Jaquette Gascoing et at esté baptisée le mesme jour par Mon. Bernard curé de St Jean a Nevers son parrin Estienne Des Prez son cousin paternel sa marainne Claude Jaquette Gascoing sa tante maternelle La dite Claude est décédée le 4 may 1740 ? et est inhumée a lhopital Dieu ...

Le 4me janvier 1695 entre cinq et six heures du matin est née Quaterine (sic) Gascoing et a esté baptisée le 13 dudcit mois et an par Mr Bernard curé de St Jean de Nevers (son parrain Joseph Pinet sr de Mantellet son cousin maternelle ) et sa marraine Delle Quaterine Gascoing sa tante maternelle Gascoing De Villecourt Elle est morte en 1696

(RP) Le treiziesme janvier 1695 a esté baptizée Catherine fille de noble François Gascoing sr de Vilcourt et de demoiselle Jacquette Gascoing a esté parrin noble Joseph Pierre Pinet sr de Mantelet advocat en parlement la marraine damoiselle Catherine Gascoing

Le 10 me may 1697 entre quatre et cinq heures du soir est née Marie Anne Gascoing et a esté baptisée le mesme jour par Mr Flament curé de St Jean de Nevers son parrin Guillaume Gascoing son frère et sa marraine Delle Anne Gascoing sa tante maternelle - Gascoing.

(RP) Le onzieme may a été batisée Marie Anne fille de noble François Gascoing sr de Villecourt et damoiselle Jaquette Gascoing le parrain honnete fils Guillaume François Gascoing frere de la batisée la marraine Anne Gascoing tante maternelle de la dite batisée, ainsi signé : Anne Gascoing - Guillaume Gascoing


Passage du Registre paroissial de Nevers concernant Marie Anne (AD58)

Le dernier avril 1698 entre quatre et cinq heures du matin est née Quaterine Marie Gascoing, et a esté baptisée le premier may au dit an par Mr Flament curé de St Jean de Nevers, son parrain Louys Jaque Olivier escuier son cousin maternelle sa marraine damoiselle Quaterine Gascoing sa cousine paternelle et maternelle. Gascoing De[Villecourt]

(RP) Le premier may audit an a esté batisée Catherine Marie fille de noble François Gascoing sr de Villecourt et de damoiselle Jaquette Gascoing le parrein Louis Olivier ecuyer la marreine damoiselle Catherine Marie Gascoing cousine issue de Germaine de la Ban...

La derniere note que nous avons relevé concerne Jean-François Gascoing, bourgeois de Saint-Pierre-le-Moutier,  :
Jean Francois Gascoing frere de Guillaume a espousé dame Elizabet Blandin de Pre ... eus 4 enfans desquelle nest resté que Gilbert Gascoing né en 1732 au dix septembre qui fut marié en 1743 a dame Marie Anne Perette Moquot Dagnon et en 1746 a eus le 25 un enfan au mois de novembre apellé Jean François Gascoing fils de Gilbert Gascoing son parrin a ete Jean Francois Gascoing son grand pere et sa maresne Jeanne Mocquot de Roussy sa tante maternelle et du 26 juillet 1779 est né une fille son parin a été Francois Gascoing du chazau son grand oncle et sa maresne (Marie du Bressour) et a esté baptisée a St Martin le mesme jour

Il y a bien d'autres mentions à relever sur ces fragments, mais la place nous manque ici ...

NOTES
(1) André Sery, L'abbaye St-Martin de Nevers de chanoines réguliers de Saint-Augustin, Nevers, 1902, p. 94.
Source : travaux de Claude Dietenbeck



Dimensions : 178 x 126 mm - 16 longues lignes sur une seule colonne.
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"Reliques" d'un Livre d'heures et jeu de piste : en passant par le Lorraine ...

15/03/15



Pratique que nous ne pouvons accepter, mais hélas toujours et de plus en plus en usage, le « dépeçage » d’un Livre d’heures a mis sur le marché des ventes publiques (en l’occurrence ebay) deux feuillets d’un manuscrit du XVe siècle portant les mois de juillet et août. Sur celui de juillet, une longue note permet d’identifier un couple, Elisabeth de Sechamps et Jacques Cogney, attesté dans la région de Châtel-sur-Moselle, dans les Vosges :
Lan mil six cent trente et sept mourut
Elisabeth de Sechamps le lundis sysieme
du mois de julêt a deux heures apres
midis age de soxsante deux ans et est
mort a Chastel sur Mouselle enteres
a lospitalle Dieu luy fasse bonne resurrèsion
Elle avoit pour espous noble Jacques
Cougney
de Chastel qui la conduite a
//

Le plus ancien souvenir de la famille de Cogney date de 1540. En 1540, Antoine de Cogney est receveur à Châtel-sur-Moselle. Son fils Claude demeurant aussi à Châtel, fut ennobli par le duc Charles III, sur la demande de la duchesse de Brunsvich en 1575. Il porte d'azur à la fasce d'or, accompagnée de trois macles d'argent, deux en chef et une en pointe, et pour cimier, deux pennes aux armes de l'écu.
Au XVIIe siècle, cinq chefs de famille portent ce nom de Cogney, à Châtel-sur-Moselle. Le seigneur Pierre de Cogney qui devint maître de Taintrux et de Fraize, était sûrement un descendant de ces Cogney de Châtel, car les armoiries sont les mêmes. Nous ne pouvons savoir comment un membre de cette famille devint seigneur d'Arry et conseiller du roi en son parlement de Metz, ce qui est certain, c'est que Pierre de Cogney devint l'acquéreur des possessions vosgiennes des deux familles de Crehanges et de Ribeaupierre. Il est certain aussi que ces sires de Cogney étaient dès le XVIIe siècle les régisseurs du château de Taintrux. Ils l'habitaient au nom des Créhanges leurs suzerains. Ayant acquis fortune et quartiers de noblesse, ils en devinrent de la façon que nous venons de voir, les seuls propriétaires. La preuve en serait dans l'acte de 1580, au sujet des limites de la montagne de Strazy. Le procès porté à la cour de Lorraine était entre les habitants de Clefcy et de Bar-le-Duc d'une part, et le sieur de Cogney, seigneur de Fraize, d'autre part On voit que déjà au XVIe siècle les Cogney étaient considérés comme seigneurs, car de longue date ils administraient la seigneurie.

(Source : Bulletin de la Société philomatique vosgienne, 25e année, 1899-1900, p. 260-261).
"Elisabeth de Sechamps" doit être apparentée aux seigneurs de Seichamps, fief relevant de la Châtellenie et du Bailliage de NANCY.


Armoiries de la famille Cogney : Ambroise Pelletier, Nobiliaire ou armorial général de la Lorraine et du Barrois, t. I, Nancy, 1758, p. 135.

Je remercie Simone Chaplain, vice-présidente du Cercle Généalogique Vincey Epinal (LANGLEY) et son collègue Alain Claude, pour l’aide qu’ils m’ont apportée pour identifier les personnages de cette note.

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A luz da página : a iluminura nos manuscritos

11/03/15

Le 18 mars prochain l'IEM de l'Université Nouvelle de Lisbonne organise un Séminaire sur le thème : "A luz da página: a iluminura nos manuscritos" (La lumière dans la page: l'enluminure dans les manuscrits)
Le séminaire sera tenu par Mme Maria Alessandra Bilotta, chercheur à l'IEM (Institut d'Etudes Médiévales) de l'Universidade Nova de Lisboa dans le cadre du Cycle de Séminaires "AevumWasata. Leituras cruzadas sobre a Idade Média Peninsular" organisé par Francisco Díaz Marcilla (IEM), Eleonora Lombardo (IEM/IF-FLUP), Dolores Villalba Sola (IEM) 

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Pecia : le livre et l'écrit : volume 17

09/03/15

Le volume 17 de PECIA. LE LIVRE ET L'ECRIT (ISSN 1761-4961), publié par les éditions Brepols, à paraitre en 2016, fait appel à contributions et recevra toutes études relatives aux manuscrits sur la période médiévale. Date limite des sujets : 30 avril 2015 ; des textes : 31 janvier 2016. Langues utilisées : Français, Anglais.

PECIA. LE LIVRE ET L'ECRIT (ISSN 1761-4961), published by Brepols, is now accepting submissions for volume 17, which will be published in 2016. We are interested in all topics related to the study of medieval manuscripts. Deadline for titles/abstracts: 30 April 2015; full texts due 31 January 2016. Articles may be written in English or French.


Contact : Jean-Luc Deuffic : pecia29@orange.fr
http://www.pecia.fr/

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Heures à l'usage d'Arras - ca 1380/1400

04/03/15


Adoration des Mages. Remarquez le manteau herminé.

La vente Ader SVV du 19 mars 2015 (Paris) présente (lot 57) un Livre d'heures à l'usage d'Arras, provenant d'un certain "Antoine de Verddivoy", probablement un marchand de draps attesté dans la seconde moitié du XVIIe s. à Arras. 223 f. 140 x 94 mm.
Lien vers le catalogue ADER pour une description du manuscrit.
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Maître Jacques le Breton, clerc de Louis VIII et de Blanche de Castille et les Bretons bretonnants de Paris

03/03/15



En octobre 1234, Jacques le Breton, clerc du roi, alors en fin de vie, faisait donation à l'Hôtel-Dieu de Paris d'une maison dans la rue située entre les Frères mineurs et les Frères prêcheurs, en la censive de Sainte-Geneviève. Ce don devait lui assurer sa vie durant l'usufruit de la dite maison, de servir à Yves, son neveu, une rente de 100 sols pendant tout le temps de ses études, d'établir un chapelain breton bretonnant pour entendre la confession des pauvres Bretons reçus à l'Hôtel Dieu, et enfin de célébrer son anniversaire et celui de Louis VIII à l'autel de saint Thomas martyr dans la salle construite par la reine Blanche.
Parmi les exécuteurs de Jacques le Breton : Alain, trésorier de Vannes.

Sources : Léon Brièle, Archives de l'Hôtel-Dieu de Paris (1157-1300), 1894, p. 148, n° 324 ; p. 515-516, n° 942.
L'acte était scellé sur double queue de parchemin, d'un sceau de cire verte, pendant sur lacs de soie rouge, où est empreint la figure d'un personnage lisant un livre et assis, autour de laquelle figurent ces mots en lettres gothiques : Jacobi Britones dicti Magistri.
Illustration : Livre de vie active, manuscrit enluminé vers 1482. Musée de l'Assistance Publique
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L’étude des objets manufacturés en archéologie médiévale et l'étude des manuscrits enluminés

08/02/15

L’étude des objets manufacturés en archéologie médiévale et l'étude des manuscrits enluminés
O estudo dos manuscritos iluminados e dos artefactos na Arqueologia da Idade Média

O objetivo deste workshop é comparar, por meio da análise de alguns casos específicos, os métodos científicos utilizados no estudo dos manuscritos iluminados (história da arte) e dos artefactos encontrados no âmbito da arqueologia medieval. Em ambas as áreas os contextos de criação e utilização dos objectos são fundamentais para a sua caracterização e compreensão. A partir de casos específicos tentar-se-á traçar semelhanças e diferenças nos métodos de análise que caracterizam as duas disciplinas históricas. Deste modo pretende-se compreender em que medida é possível adaptar e aplicar metodologias diversas de modo a obter um conhecimento mais profundo do objecto e do seu contexto.

Programa
9:45 Abertura
I Sessão- Artefactos em contexto arqueológico
Presidente da sessão: Catarina Tente (IEM-FCSH/UNL)
10:00 Conimbriga medieval: os contextos e os materiais Adriaan De Man (IEM-FCSH/NOVA)
10:30 As cerâmicas do Gharb al-Andalus e os seus contextos Grupo de Investigação sobre Cerâmica Islâmica do Gharb al-Andalus (CIGA)
11:00 Coffee-break 11:30 Objectos arqueológicos alto-medievais em contexto doméstico: o caso da Tapada das Guaritas (Castelo de Vide) Sara Prata (IEM-FCSH/NOVA; Universidade de Salamanca)
12:00 Estudos ceramológicos em Arqueologia Clássica: problemas e metodologias José Carlos Quaresma (CIDEHUS-UÉ ; UNIARQ-UL)
12:30 Debate
13:00 Pausa para almoço
II Sessão - Manuscritos iluminados e o seu contexto
Presidente da sessão: Maria Adelaide Miranda (IEM-FCSH/NOVA)
14:30 Frontiere come luoghi di partenza: brilho e cor da iluminura medieval portuguesa Maria João Melo (REQUIMTE-LAVQ-FCT/NOVA; IEM, IHA/FCSH/NOVA)
15:00 L’apport des méthodes quantitatives à l'histoire du livre médiéval et de sa décoration Chiara Ruzzier (Université Catholique de Louvain; LAMOP) 15:30 Coffee-break
16:00 Livres à lire, livres à voir. Mesurer le luxe dans les bibliothèques privées françaises et italiennes du XVe siècle: premiers résultats d’une prospection Anne Tournieroux (LAMOP)
16:30 Compreender a materialidade do manuscrito medieval no contexto de produção e uso Inês Correia (IEM-FCSH/NOVA; ANTT-DGLAB)
17:00 Entre a história da arte e arqueologia: o estudo das dinâmicas e dos métodos da circulação dos manuscritos jurídicos iluminados na Idade Média Maria Alessandra Bilotta (IEM-FCSH/NOVA; LAMOP)

Informações adicionais
Instituto de Estudos Medievais -
Faculdade de Ciências Sociais e Humanas da Universidade Nova de Lisboa
Av. de Berna, 26 C, 1069-061
iem.geral@fcsh.unl.pt | www.iem.fcsh.unl.pt

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Bernard Tanguy (1940-2015)

01/02/15


© Le Télégramme

Nous apprenons, avec beaucoup de tristesse, le décès de Bernard Tanguy, chercheur, historien et linguiste. Né à Laniscat (Côte-d'Armor), diplômé d'Etudes supérieures à la Sorbonne. Thèse de doctorat ès-lettres de 3e cycle : Recherches autour de la limite des noms gallo-romains en -ac en Haute-Bretagne.

Membre associé du CRBC (Centre de Recherche Bretonne et Celtique), président de la Société Archéologique du Finistère de 1999 à 2005.

Voir sa bibliographie sur Regesta Imperii

Ces derniers mois, cet érudit, salué à l'unanimité par ses pairs, a travaillé sur une hagiographie exhaustive des 700 saints bretons. Le manuscrit a été déposé chez Skol Vreiz avant son décès et devrait paraître en fin d'année. « Le 701e saint breton sera Bernard Tanguy », s'incline l'ancien patron du CRBC, Fañch Roudaut, qui salue l'homme serviable, abordable et à disposition de tous les chercheurs. « Et comme il était incontournable dans sa matière et beaucoup d'autres, il a beaucoup aidé » (Le Télégramme)

Les obsèques de Bernard Tanguy auront lieu le mercredi 4 février à 14 h 30 à l'église de Gouarec (Côtes-d'Armor).
Voir la note d'André-Yves Bourges sur Hagio-Historiographie médiévale.

Comme bien d'autres j'ai eu recours à l'érudition et aux connaissances de Bernard Tanguy, que ce soit en matière de toponymie ou sur des questions relatives aux saints bretons. C'est vers 1975 que je l'ai rencontré pour la première fois lorsque je travaillais à l'édition des "Documents nécrologiques de l'abbaye de Daoulas" (publiés dans les BSAF 1978/1979).
Amadou Hampaté Bâ  a popularisé une formule connue aujourd'hui universellement : " En Afrique, chaque fois qu'un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brûle ". Bernard n'était pas encore un vieillard mais c'est certainement une bibliothèque qui a disparu.
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Galeran le Breton, échanson et concierge du Palais sous cinq rois de France (1252-ca 1323)

25/01/15


Le Louvre de Charles V

Parmi les Bretons qui se sont révélés dans le Paris médiéval, Galeran le Breton prend une place toute particulière tant par la longévité de sa carrière que par son importance dans la diaspora bretonne de la capitale.

Les actes ci-dessous représentent quelques jalons de la vie de Galeran, qui sera développée dans une prochaine étude.

1285, janvier (1286 n. s.). Règlement de l’hôtel du roi Philippe et de la reine, ordonnance, Vincennes :
« Paneterie :
« ltem , Galeran des nappes qui fait le siege le roy prendra par jour une provende & six deniers pour son cheval pour foin , & pour heberger, pour robe trente sols par an, & sorge , & pour rester pour un cheval. ». E. Martène, Thesaurus novus anecdotorum, Tom. I, Paris, 1717, col. 1199.

1298, 12 juillet, Taverny. Au prévôt de Paris : assigner à Galeran, concierge du palais des places louées à des marchands. Paris, Archives Nationales de France, JJ 38, n° 14, inv. 113. 
Philippe le Bel (1285-1314) accorde à Galeran, son concierge, les places sises devant les nouveaux murs du Palais pour qu’il puisse les louer à des marchands, ce en compensation de plusieurs maisons qui avaient été réunies au Palais et sur lesquelles il percevait un cens annuel à cause de la conciergerie.

1299, après les Brandons (mars). Décret du chapitre de Notre-Dame de Paris portant consentement à la fondation de la chapelle Saint-Louis (+ 1297) par Galeran le Breton.


Saint Louis de Toulouse (Antonio Vivarini, 1450)

Témoignage de la fondation de la chapelle Saint-Louis à Notre-Dame de Paris : le missel (Paris, BnF, Latin 8884), missel à l'usage des Frères Prêcheurs, adapté à l'usage de cette chapelle 
(numérisé sur Gallica)

(f. 335v :) « Cest missel est de la chappelle saint Loys fondée en l'eglise de Paris que tient à present Jehan Beaujan. Fait le premier jour de fevrier MCCCCLXV » ; « Et fut fondee l'an mil CCC et deux par Galleran Le Breton eschançon du roy Philippe et concierge du palaix à Paris et Perrenelle sa femme et est de la communauté. Et en est a present chappellain maistre Pierre Alusson prebstre docteur en medicine. Fait l'an mil CCCCIIIxx et six. Dieu ait les ames des trespasses » « Ce mecel est de la chappelle [« fondee » ajouté] à laustel saint Louys de Marceillez en lesglise de Paris que tient a present messire Denis Chardon prestre qui lamblera pendu etc.» (335v) ; « Ce [mecel (?)] est de la chappelle fondee à l'austel saint Louys de Marceillez [...] en l'esglise de Paris que tient à present messire Denis Chardon [...] »

Calendrier f. 2v : Au 1er février : Obit de Galeran :



Au f. 5, fête de saint Germain : 31 juillet, en marge, obit de Petronille (= Pernelle de Pontoise), épouse de Galeran : Pernelle de Pontoise, femme de Galeran : 





Les Miracles de saint Spire (Exupère) font état de la guérison de Petronille : « La femme d’un nommé Gallereau (sic), concierge des sales du palais de Paris, paralytique depuis sept ans, fut guérie par le voeu qu’elle fit à Dieu & à S. Spire » (Les vies et miracles de st Spire (st Exupère) et st Leu (ou s. Loup), Jean-François Beaupied, Paris, 1735 ; édit. 1708, p. 34)

1306, vendredi après la fête de Notre Dame (9 septembre). Donation par Philippe, roi de France, à Galeran le Breton de 40 £ de rente annuelle sur le pressoir de Saint-Etienne des Grés, sur 22 arpents de vigne et sur 13 muids de vin sur les Mureaux proche Notre-Dame des Champs.

1312, mercredi avant Noël. Donation par Galeran le breton de 20 £ tournois de rente annuelle à prendre sur le Trésor royal le jour de l’Ascension.

1312 : Permission à Galeran le Breton, échanson du roi, pour le salut des âmes du roi, de ses aïeux et de feüe la reine Jeanne, d’acquérir jusqu’à 8 £ par. de rente, sans aucune justice, dans les censives, royales ou non, de Paris ou ailleurs, pour augmenter la dotation de la chapelle qu’il a fondé dans la cathédrale de Paris, avec amortissement pour le desservant de cette chapelle.

1317, janvier. Lettre de Philippe le Long (roi du 19 novembre 1316 au 3 janvier 1322) par laquelle il donne au chapelain de la chapellenie fondée par Galeran le Breton une maison ....

Fondation à la Sainte Chapelle :

1318, janvier (n. s.). A la prière de Galeran le Breton, concierge du palais royal de Paris et jadis échanson de Philippe le Bel (5 octobre 1285 au 29 novembre 1314) et de Louis le Hutin (29 novembre 1314 au 5 juin 1316), don (avec amortissement) au chapelain de la chapellenie (Saint-Michel et Saint-Louis, au côté droit de la nef) fondée par ledit Galeran dans la Sainte-Chapelle de Paris, de la maison sise au-dessous de la cuisine de bouche du roi, à l’intérieur de la clôture du palais, pour servir d’habitation audit chapelain.
1322 : Enquête menée pour l’annulation du mariage de Charles IV avec Blanche de Bourgogne, (AN L 682, n° 1 et 2). Les témoins 3 et 4, Galeran le Breton et Pernelle de Pontoise, sont âgés tous les deux de 70 ans, donc nés vers 1252.

1323, 7 janvier. Extrait du testament dans lequel Galeran le Breton et sa femme ont fondé 3 messes par semaine en la chapelle Saint-Louis, pour lesquels ils ont assigné à la dite chapelle 24 £ de rente annuelle et se sont réservés la collation et à défaut elle appartiendra au roi. 2 notaires dont le Breton Yves de la Cour (« Yvo de curia »), du diocèse de Saint-Pol-de-Léon ; Yves de Kerlouan (Yvo de Villalouan), alors desservant de la chapellenie. Présents : Yves de Bonneval, procureur du roi (voir notre étude à venir dans le Bulletin de la Société Archéologique du Finistère, avec Jean Kerhervé) ;  Girard, neveu de Galeran (Girardo nepote dni Galeranni) (Paris, AN,  L 535, n° 22)*. [* Les trois YVES sont des Léonards : peut-on supposer que Galeran est du "Pays de Léon" ?)]


Seing manuel du notaire Yves de la Cour

Philippe le Bel, roi du 5 octobre 1285 au 29 novembre 1314
Louis le Hutin, roi du 29 novembre 1314 au 5 juin 1316
Jean Ier « le Posthume », roi du 15 novembre 1316 au 19 novembre 1316
Philippe le Long, roi du 19 novembre 1316 au 3 janvier 1322
Charles IV « le Bel », roi du 3 janvier 1322 au 1er février 1328
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Enluminures en grisaille

19/01/15

La grisaille est une peinture ton sur ton, en camaïeu utilisant plusieurs niveaux de gris, du blanc au noir. Apparue dans les fresques de Giotto au début du XIVe siècle, cette technique s'applique à la peinture, à la miniature et au vitrail... (L'art de la grisaille d'après Pierre Cockshaw et Lieve Watteeuw)


Paris, BnF, Lat. 1183
Livre d'heures à l'usage de Paris 


Numérisé sur Gallica

Paris, Arsenal 5187
« Croniques compillées par Jehan Froissart, contenant les guerres et les occasions d'icelles qui durerent longuement entre le roy de France Phelipe et le roy Edouart d'Angleterre et plusieurs aultres leurs successeurs »


  Numérisé sur Gallica

Paris, Lat. 1171
Horae ad usum romanum


Numérisé sur Gallica

Lille, BM, 392, f. 2
Christine de Pizan, Espitre Othea




Vie de sainte Catherine
Paris, BnF, fr. 6449, f. 5 (Jean Miélot remettant son oeuvre à Philippe le Bon), vers 1457


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Les "Coutumes de Bretagne" des Toulbodou

18/01/15



On trouvera dans La très ancienne coutume de Bretagne de Marcel Planiol, la description de 26 manuscrits complets (XIV-XVe siècles) de la Coutume de Bretagne, auquel on peut ajouter trois autres présentés par P. Fournier, dans l’Histoire littéraire de la France, XXXVI, 1927, p. 577-584. Cf. Alain Raison du Cleuziou, « Un manuscrit inconnu de la Très ancienne Coutume de Bretagne et son premier possesseur François de Ploesquellec », dans Bulletins de la Société d’Émulation des Côtes-du-Nord, LV, 1923, p. 63-77.
Parmi les manuscrits de la Coutume il y aurait lieu de signaler les deux exemplaires ayant appartenu aux seigneurs de Toulbodou (d’or, semé de feuilles de houx de sinople), famille possessionée à Plougasnou (anc. diocèse de Tréguier) et à Guéméné (anc. diocèse de Vannes), qui tire son nom d’une seigneurie en Locmalo (Morbihan).
Sur le dernier feuillet du manuscrit Paris, BnF, Fr. 14398, on peut lire cette note :

« Cestes coustumes, constitutions, statuz, editz, establissementz et deffanses sont et appartiennent à Pierres de Toulbadou, à qui Dieu doint joye et lyesce. Amen. Et sont escriptes par Yves le Borngne ou moys de septembre l’an mil cccc cinquante quatre. Et pour ce tu autem miserere nostri. Deo gracias. Amen. – Cestes coustumes furent achatées de Mador Dilland, bideau et biblioteque de la universe cité de Nantes, par Jehan Robin, demorant à la Fousse dudit lieu, le sebmadi onzième jour de mars l’an mil iiijc seixante ouict ». Plus bas, « Gacien Robin » ; après la Coutume, « Cestes coustumes sont a Pierre de Toulbadou // A qui Dieu doint // Ce qu’il n’a point ! ».

Le manuscrit Paris, Arsenal, 2570 a, quant à lui, appartenu à Guillaume de Toulbodou. Au f. 1 : « Consuetudines Britanniœ per Guillielmum de Toulbadou » ; au f. 118v : « In mense junii anno doi millesimo quat. cento XXX° vii° », puis au f. 139v : « Pour servir à mon maistre le sieur de Querduel, seneschal de Guemenee ».

Guillaume de Toulbodou avait épousé Catherine de Kerampuil. Il recevra en 1494, « le manoir de Castel Govello pour toute prétention es successions du dit Pierre » de Kerampuil et de Marguerite de Renquier père et mère des dits Pierre second et de la dite Catherine » Revue Historique de l’Ouest, 1896, p. 100. Un des membres de la famille de Toulbodou, Jean, « lequel seigneur, par la singulière dévocion que celui (ci) disoit avoir de faire et édiffier une chapelle en l'honneur de Dieu et de Madame saintte Barbe, en ung lieu et place de la terre domaine dudit seigneur, sis en une montaigne nômée Rohau-maréh-bran, en la paroësse du Faouët », reste dévotement associé à la construction de cette très pittoresque chapelle, actée le 6 juillet 1489, suite au vœu qu’il fit après un terrible orage auquel il échappa « miraculeusement ».


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7 janvier 2015

07/01/15

Aujourd'hui : CONTRE l'intolérance et TOUS les TERRORISMES (intellectuel, politique, militaire) mais POUR l'homme ...

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